Boca, de bête blessée à leader incontesté

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En pleine crise il y a six mois, Boca Juniors est en passe de remporter le championnat argentin. Oublié le scandale de la Bombonera, les hommes de Rodolofo Arruabarrena, bien aidés par le retour triomphant de Carlos Tévez, cartonnent.

Lorsque, le 13 septembre dernier, Nicolás Lodeiro ouvre le score et fait taire le Monumental, ce sont plusieurs cicatrices qui se referment. D'abord, la sienne, puisque l'Uruguayen était souvent désigné comme une victime collatérale du retour de Carlos Tévez. Celles de tous les supporters "xeneizes" ensuite, éliminés à deux reprises par l'ennemi qu'est River Plate lors des deux dernières compétitions continentales (la Copa Sudamericana 2014 et la Copa Libertadores 2015, remportées par l'équipe de Marcelo Gallardo, ndlr). Et surtout, celle de Rodolfo Arruabarrena, constamment critiqué au pays, et pointé du doigt pour l'instabilité chronique de son Boca. Désormais, l'équipe du "Vasco" est tout proche d'un titre de champion, attendu depuis 2011. Mais que s'est-il passé pour qu'une bête blessée se transforme en futur champion ?

Tévez ouvre des portes


D'abord, l'arrivée de Carlos Tévez a révolutionné le monde de Boca Juniors. Interviews, conférences de presse, événements extrasportifs : tout tourne autour de "Carlitos". L'ancien joueur de la Juventus, qui a récupéré le numéro dix de Lodeiro, a aussi hérité des clés du jeu, qui incombaient jusque-là au meneur uruguayen. Sur le plan tactique, Arruabarrena a placé "l'Apache" en pointe, aux côtés du brillant Jonathan Calleri (neuf buts en dix-sept matchs de championnat). Une aubaine pour le jeune attaquant argentin, qui bénéficie de la peur (et donc des espaces) que suscite Tévez chez les défenseurs de Primera División. Derrière l'un des duos les plus prolifiques du pays, Nicolás Lodeiro a lui aussi trouvé sa place à Boca. Fini les tâches défensives, l'ancien des Corinthians fait revivre le poste "d'enganche" à Boca, oublié depuis le départ de Riquelme.

De plus, l'entraîneur qui a succédé au légendaire Carlos Bianchi a enfin trouvé son dispositif tactique. Alors qu'il tâtonnait depuis son arrivée, Arruabarrena a installé un solide 4-3-3. Avant la victoire contre Crucero del Norte ce dimanche (1-0), l'entraîneur argentin n'avait jamais aligné le même onze deux fois de suite. En cause, l'instabilité de sa défense. Après avoir donné une chance à Rolín, c'est désormais Tobio – arrivé au mercato d'été – qui est constamment aligné au côté du vieillissant mais inamovible Cata Díaz.…




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