BNY Mellon AM : " 2010 exigera davantage de dextérité en sélection de titres"

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(Newsmanagers.com) - Newsmanagers : Avec quel niveau d'actifs sous gestion avez-vous terminé 2009 et quel a été le parcours de la maison en France pour l'année écoulée ?Anne-Laure Frischlander : Nous nous situons en fin d'année aux alentours de 1,3-1,4 milliard d'euros d'encours, contre 1 milliard à la veille des vacances d'été [lire notre article du 15 juillet 2009] et quelque 850 millions fin 2008. NM : Compte tenu de la forte proportion de fonds d'actions dans votre offre, il serait peut-être judicieux de préciser aussi le montant des souscriptions nettes ?A.-L. F. : Mettons que le " net new money" aura représenté quelque 250 millions d'euros pour les fonds, sans compter les rentrées de nos mandats. NM : Disposez-vous de ressources suffisantes pour gérer une croissance aussi forte ?A.-L. F. : Nous sommes désormais six personnes au bureau de Paris, grâce au recrutement récent d'un assistant et l'embauche d'un commercial pour l'institutionnel est programmée pour la fin du premier semestre.NM : Comment voyez-vous l'année qui s'ouvre ?A.-L. F. : Selon toute vraisemblance, 2010 promet d'une manière générale d'être plus nuancé que 2009, difficile, mais intéressant. Cela demandera une grande dextérité en matière de sélection de titres, et BNY Mellon AM devrait avoir de ce fait une vraie chance de se démarquer, notamment parce que la gestion active va reprendre la main, ce qui favorisera les vrais " stock-pickers" . Parmi les éléments à retenir, il faut prendre en compte que les investisseurs institutionnels sont perturbés par l'arrivée de la directive " Solvabilité II" , mais sans tabler sur un redéploiement de leurs portefeuilles qui est déjà largement parachevé. Autre grand point : le désengagement sur les titres d'Etat devrait favoriser les produits de performance absolue.NM : Concrètement, comment allez-vous orienter votre offre ?A.-L. F. : Nous ne serons guère en peine de trouver les bons produits dans le groupe, qui compte vingt boutiques. Les spécialités adaptées ne manquent pas. Je citerai par exemple les fonds d'actions de Walter Scott Global Investment Management (quelque 30 milliards de dollars d'encours), une véritable pépite par des performances de " stock-picker" pur, dont l'expertise est désormais accessible depuis septembre à toutes les catégories de clientèle au travers d'un fonds de droit irlandais. Nous pourrons aussi mettre en avant le savoir-faire d'une maison comme Newton (69 milliards de dollars) dans la gestion de performance absolue, avec une allocation " flexible" qui convient particulièrement à une clientèle patrimoniale.NM : Quel positionnement préconisez-vous en matière d'actions américaines ?A.-L. F. : Nous sommes d'avis chez BNY Mellon qu'un portefeuille d'actions U.S. n'a pas besoin de comporter 500 valeurs. Avec 40 à 50 lignes, il y a déjà de quoi faire, surtout si l'on sait habilement sélectionner (en pur " bottom-up" ) les valeurs qui vont fournir de la performance. C'est le cas de Walter Scott, qui surperformance beaucoup en période de baisse et qui capture environ 85  % de la hausse.NM : Le groupe peut certainement proposer aussi des fonds axés sur les marchés émergents, si l'on en juge par la liste des boutiques qu'il contrôle ?A.-L. F. : Bien sûr. Nous parlions auparavant de Newton, qui se trouve avoir un bon track record en actions Asie Pacifique. Nos autres filiales ne sont pas démunies. On peut notamment citer The Boston Company (33,6 milliards de dollars) sur la gestion value dans les pays émergents et Hamon Investment Group (1,6 milliard de dollars) spécialiste de l?Asie émergente. De plus, nous allons à Paris faire monter en puissance notre offre de fonds pays émergents, avec Blackfriars Asset Management (2,9 milliards de dollars). Nous avons déjà commencé à promouvoir dans notre gamme le fonds Brésil géré depuis notre filiale locale BNY Mellon Arx (5,1 milliards de dollars, lire nos articles du 27 novembre 2009 et sur 5 juin 2008). Par ailleurs, nous continuons de recommander notre filiale Standish (62,1 milliards ) sur nos fonds de dette émergente (plus de 2 milliards de dollars).NM : Comptez-vous également promouvoir d'autres classes d'actifs ?A.-L. F. : Il y a certainement quelque chose à faire dans le domaine de l'immobilier coté global qui devrait être attrayant compte tenu de la croissance faible des pays développés et des risques inflationnistes. Nous disposons dans ce domaine d'un fonds irlandais véritablement international, de notre filiale Urdang (2,3 milliards de dollars).

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