BNP-Paribas : Washington fait tomber une deuxième tête

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BNP-Paribas : Washington fait tomber une deuxième tête
BNP-Paribas : Washington fait tomber une deuxième tête

Après avoir eu la tête de Georges Chodon de Courcel, le directeur général de BNP-Paribas, les autorités américaines (le département de la justice et le régulateur financier de l'Etat de New York, Benjamin Lawsky) auraient obtenu le départ à la fin juin de Vivien Levy-Garboua, le «Senior Advisor» (conseiller principal) de BNP-Paribas, qui était en charge de veiller à la conformité des réglementations lors des opérations de la banque.

La première banque française est accusée par la justice américaine d'avoir financé entre 2002 et 2009 des opérations en dollars avec des pays sous embargo américain, comme l'Iran et le Soudan. Elle risque une amende de 7,3 milliards d'euros mais aussi la suspension de certaines activités en dollars aux Etats-Unis. L'autorité américaine a aussi dans le viseur une douzaine de banquiers associés à ces opérations litigieuses. Benjamin Lawsky a non seulement demandé qu'ils partent mais aussi qu'une partie de leur rémunération soit restituée.

«La banque a pris des décisions lourdes, en interne, pour adapter ses procédures. Un certain nombre de collaborateurs qui avaient participé aux transactions concernées ont été remerciés dans des conditions nettes et claires», avait déjà révélé dans Le Monde Michel Sapin, le ministre français des Finances.

Cette affaire BNP-Paribas est devenue une affaire d'Etat, avec le risque de voir le système financier français complétement destabilisé. Elle intervient alors que l'établissement français a obtenu deux licences en février et mars auprès du Trésor américain pour effectuer «certaines transactions commerciales et financières»... en Iran. Cette autorisation tombe dans le cadre de l'allégement des sanctions prévu par l'accord intérimaire sur le nucléaire iranien, signé en novembre entre Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne). C'est le Wall Street Journal (WSJ) qui a publié plus ...

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  • syndicie le jeudi 12 juin 2014 à 11:09

    Je me suis toujours demandé "qui encaissait l'argent ?" et le restituait-il bien aux ex-propriétaires "abusés" ?

  • pbenard6 le jeudi 12 juin 2014 à 10:37

    apparemment benjamin lawsky et vivien levy-...ne sont pas de la même secte

  • t_n_t le jeudi 12 juin 2014 à 10:08

    Benjamin Lawsky a non seulement demandé qu'ils partent mais aussi qu'une partie de leur rémunération soit restituée.Une mesure qui généralisée et systématique serait la plus efficace et peu couteuse pour mettre la finanace au pas ...

  • Isegoria le jeudi 12 juin 2014 à 10:02

    Oui sauf que la JP Morgan a payée 80 millions pour être blanchie...

  • nicog le jeudi 12 juin 2014 à 10:01

    En retour envoyer une amende aux U*S pour avoir déclenché la crise de 2008. Avant la crise le deficit etait de 40 Md/an. Entre 2007-2014, la dette est monté de 1200 à 2000 Md Eur soit 800 Md Eur moins le deficit "normal" de 7 x 40 = 280 Md, on a donc la facture de 800 - 280 = 520 Md Eur. Voila la facture à leur présenter.

  • Le_chino le jeudi 12 juin 2014 à 09:56

    donc ce qu a fait bnp c'est juste 20 a 30% moins grave que ce qui a provoque la pire crise eco depuis plus de 60 ans. Argl c'est pas malin

  • Mig737 le jeudi 12 juin 2014 à 09:54

    Si seulement ça pouvait les calmer un peu le US car sinon c'est encore les petits employés qui vont trinquer à travers le monde car il faudra récupérer cet argent par des baisses d'effectifs. Le plus "juste" serait que les baisses d'effectifs soit aux US.

  • inextens le jeudi 12 juin 2014 à 09:50

    encore un! ils sont partout