BNP Paribas reste ambiguë sur sa succursale aux îles Caïmans

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    PARIS, 25 mai (Reuters) - BNP Paribas  BNPP.PA  est restée 
ambiguë mercredi sur son intention de fermer ou garder ouverte 
sa succursale aux îles Caïmans, au lendemain d'une information 
du mouvement Attac selon laquelle la banque a annoncé début mai 
en comité central d'entreprise vouloir fermer ses dernières 
branches.  
    Mardi, la banque française n'avait pas souhaité commenter 
directement cette information mais avait précisé : "BNP Paribas 
rappelle, comme indiqué dans son document de référence, avoir 
fermé en 2015 ses deux filiales et ne plus détenir que deux 
succursales dans les Iles Caïmans".   
    Auditionné mercredi par la commission des Finances du Sénat 
sur ses activités aux îles Caïmans, le directeur général adjoint 
de BNP a laissé entendre que l'information d'Attac était avérée, 
 avant d'indiquer que sur les deux succursales encore ouvertes, 
celle de BancWest (filiale américaine de BNP) était en cours de 
fermeture.  
    "Les articles récemment parus dans la presse sont exacts au 
sens où ils soulignent le fait que notre groupe a réduit très 
fortement le nombre d'implantations aux Caïmans", a répondu 
Jacques d'Estais aux sénateurs.  
    "La succursale Bank of the West est inactive et en cours de 
clôture." 
    Il n'a pas donné d'indication sur ce qu'il adviendrait de la 
dernière succursale encore active détenue par BNP Paribas.  
    Interrogé par Reuters sur ce point, un porte-parole de BNP 
n'a pas souhaité apporter plus de commentaire.  
    Jacques d'Estais s'exprimait dans le cadre d'un cycle 
d'auditions décidées par la haute assemblée après les 
révélations des "Panama Papers", c'est-à-dire l'enquête menée 
pendant un an par 378 journalistes de 77 pays sur 11,5 millions 
de documents provenant du cabinet panaméen Mossack Fonseca 
spécialisé dans le montage de sociétés offshore.  
    Le directeur général adjoint de BNP Paribas a répété que son 
groupe avait cessé ses activités liées à l'administration de 
sociétés offshore et que, depuis 2013, il n'ouvrait plus de 
compte au nom de structures juridiques offshore pour des clients 
résidents fiscaux français. 
    Il a aussi précisé que pour ces derniers, le "stock" restant 
de clients, donc en règle, s'élevait à quatre. 
    "Pour ces quatre structures, dont les actifs sur nos livres 
sont au demeurant limités, nous avons dans tous les cas une 
preuve de déclaration auprès des autorités fiscales françaises", 
a-t-il dit. 
         
    Voir aussi :  
    * Panama Papers-Crédit agricole joue la transparence au 
Sénat       
    * BNP et Casa rejoignent Socgen dans la tourmente Panama 
Papers   
 
 (Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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  • dotcom1 le mercredi 25 mai 2016 à 15:15

    Est-ce illégale ou pas? Faudrait quand même que ces Panama Papers soient autre chose que du buzz si les journalistes souhaitent rester crédibles.