BNP Paribas-Profit stable mais la banque de détail marque le pas

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    par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva 
    PARIS, 28 juillet (Reuters) - BNP Paribas  BNPP.PA  a publié 
jeudi un bénéfice net stable au titre du deuxième trimestre 2016 
mais la faiblesse persistante des taux d'intérêt pèse sur les 
performances de sa banque de détail, particulièrement en France. 
    Première banque française à ouvrir le bal de la saison des 
résultats, BNP Paribas a enregistré un résultat net en hausse de 
0,2% à 2,56 milliards d'euros par rapport à la même période en 
2015, une performance légèrement supérieure au 2,52 milliards du 
consensus établi pour Reuters par Inquiry Financial.  
    Les 597 millions d'euros de plus-value issus de la cession 
de ses titres dans Visa Europe ont contribué à porter le produit 
net bancaire à 11,32 milliards d'euros, une hausse de 2,2%.  
    Si la banque d'investissement et les activités de marchés,  
notamment l'obligataire, ont bénéficié d'un rebond après la 
tempête financière du début de l'année, la tendance dans la 
banque de détail continue de se détériorer alors que 
l'environnement de taux bas s'installe dans la durée.   
    En France, ce pôle a vu son produit net bancaire baisser de 
3,6% et son résultat avant impôt de 10%, alors que la banque y 
visait une stabilité de ses revenus en 2016.   
    La baisse des taux d'intérêt a néanmoins contribué à faire  
baisser le coût du risque, c'est-à-dire les provisions pour des 
crédits risquant de ne pas être remboursés.  
    Cet indicateur est en baisse de 12,4% à 791 millions d'euros 
alors que le consensus des analystes interrogés pour Reuters 
s'établissait à 868 millions d'euros.  
    BNP Paribas dit avoir réussi, en se repositionnant sur des 
clientèles d'entreprises moins risquées, à faire fortement 
baisser le coût du risque en Italie, un pays dont le secteur 
bancaire est affaibli par le volume des créances douteuses.  
    La banque au logo vert présente ses résultats du deuxième 
trimestre alors que l'Autorité bancaire européenne doit publier 
vendredi les résultats des stress tests organisés pour vérifier 
la capacité de 51 établissements de l'UE à résister à une 
récession économique.  
    Les analystes interrogés par Reuters ne sont pour l'heure 
guère inquiets au sujet de la santé des établissements français 
mais ce sont les banques italiennes, Banca Monte dei Paschi di 
Siena  BMPS.MI  et UniCredit  CRDI.MI  en tête, qui seront les 
plus scrutées en raison de leurs besoins supposés en fonds 
propres.      
    La banque de la rue d'Antin a continué à augmenter ses 
coussins de capitaux durant le deuxième trimestre et a porté son 
ratio CET1 "core tier 1" à 11,1% contre 11% au premier 
trimestre.  
    La mise en Bourse prochaine de First Hawaiian Bank, une 
division de sa filiale de banque de détail américaine BancWest, 
doit aussi permettre à la banque française d'augmenter son ratio 
CET1 de 40 points de base.  
    Lors de l'annonce de la cession de First Hawaiian Bank, BNP 
avait dit que l'opération lui permettrait d'atteindre dès 
mi-2017 ses exigences de fonds propres de 11,5% pour 2019. 
    Le directeur général du groupe bancaire Jean-Laurent Bonnafé 
s'est félicité dans un communiqué que, sur la base d'un ratio 
CET1 ramené à 10%, la rentabilité annualisée des fonds propres 
hors éléments exceptionnels, à 10,5%, soit en ligne avec 
l'objectif de 10% fixé dans le plan 2014-2016. 
     
    Le communiqué :     
    http://bit.ly/1PLEIB1 
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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