BNP Paribas prend la mesure de la crise

le
0
La banque a passé pour 2,6 milliards d'euros de provisions sur ses titres de dettes souveraines européennes, dont 2,3 milliards sur la Grèce. Des suppressions de postes sont à prévoir.

Pour tirer un trait sur la crise des dettes souveraines européennes, BNP Paribas a passé ses comptes à la paille de fer au troisième trimestre. La banque s'est attaquée en priorité au risque grec. Elle a provisionné ses portefeuilles de titres souverains d'Athènes à hauteur de 60%, ce qui se solde par une perte de 2,3 milliards d'euros. Au deuxième trimestre, l'établissement avait déjà passé 550 millions d'euros de provisions, qui correspondait à une décote de 21% sur une partie de son portefeuille de titres grecs.

La situation économique empirant à Athènes, les créanciers ont du accepter de revoir à la hausse leurs efforts. Le 27 octobre dernier, ils se sont mis d'accord sur une décote de 50%. Par prudence, BNP Paribas a placé la barre un peu plus haut. Un défaut de la Grèce, hypothèse remise sur le devant de la scène par la décision du premier ministre d'organiser un référendum, resterait «gérable, désagréable mais gérable», selon le directeur gén

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant