BNP donne la priorité à l'Allemagne et à la gestion d'actifs

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PRIORITÉ À L'ALLEMAGNE ET À LA GESTION D'ACTIFS POUR BNP PARIBAS
PRIORITÉ À L'ALLEMAGNE ET À LA GESTION D'ACTIFS POUR BNP PARIBAS

PARIS (Reuters) - BNP Paribas entend muscler son activité de gestion d'actifs et renforcer sa présence en Allemagne pour résister à l'atonie de la conjoncture en Europe.

La banque française a fait état mercredi de résultats en baisse au titre du deuxième trimestre, ses réductions de coûts n'étant pas encore parvenues à compenser le ralentissement de la demande dans certains marchés, mais ses provisions pour créances douteuses sont restées stables.

Après avoir dévoilé au premier trimestre son intention de croître en Asie et lancé une nouvelle offre numérique, Hello Bank!, BNP continue de distiller les éléments de son nouveau plan de développement 2014-2016 avec l'annonce de nouvelles initiatives.

Dans la gestion d'actifs, une activité qui génère des rendements jugés élevés dans le contexte économique actuel, le groupe s'est fixé pour objectif de faire progresser ses revenus de 10% au cours des trois prochaines années et de collecter 40 milliards d'euros.

En Allemagne, où la conjoncture affiche actuellement les fondamentaux les plus solides de la zone euro, BNP se prépare à recruter plus de 500 personnes d'ici à 2016, date à laquelle la société espère porter ses revenus à 1,5 milliard d'euros.

Entre avril et juin, le résultat net de BNP Paribas s'inscrit en baisse de 4,7% à 1,76 milliard d'euros tandis que le produit net bancaire recule de 1,8% à 9,92 milliards.

Les analystes du consensus Thomson Reuters anticipaient en moyenne un bénéfice net de 1,51 milliard d'euros et un PNB de 9,84 milliards.

Le coût du risque est quasiment inchangé (+0,18%) à 1,1 milliard d'euros.

Au cours d'une interview à Reuters Insider, le directeur général délégué Philippe Bordenave a déclaré que les perspectives d'évolution du coût du risque au second semestre étaient meilleures en France et en Belgique qu'en Italie où le gouvernement s'attend à ce que l'économie se contracte de près de 2% cette année.

Toujours son pression, les revenus de la banque de détail ont progressé de 0,3% sur le trimestre à 3,97 milliards d'euros - ils ont toutefois reculé de 1,6% en France - mais la division de banque d'investissement a continué de voir ses volumes s'effriter avec une baisse du PNB de 2,4% à 2,1 milliards.

Outre-Rhin, Deutsche Bank a publié mardi des résultats trimestriels nettement inférieurs aux attentes et averti qu'il lui faudrait passer de nouvelles charges liées à plusieurs procédures judiciaires en cours.

Matthias Blamont, Lionel Laurent, édité par Jean-Michel Bélot

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