BNP booste son capital au 3e trimestre

le
0
RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES CHEZ BNP PARIBAS AU TROISIÈME TRIMESTRE
RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES CHEZ BNP PARIBAS AU TROISIÈME TRIMESTRE

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - BNP Paribas a fortement renforcé ses fonds propres au cours du troisième trimestre, période durant laquelle une performance solide dans la banque d'investissement, à l'instar de ses rivales étrangères, a contribué à générer des profits meilleurs que prévu.

Première banque française à publier ses résultats, BNP Paribas a enregistré un résultat net de 1,886 milliard d'euros, en hausse de 3,3% par rapport au troisième trimestre 2015. Un profit supérieur au 1,723 milliard du consensus établi pour Reuters par Inquiry Financial.

Ces bénéfices permettent à la banque de la rue d'Antin, parfois critiquée par certains analystes pour ne pas renforcer assez rapidement ses fonds propres, d'augmenter son ratio de solvabilité Common Equity Tier One (CET1) de 0,3% à 11,4% par rapport au 30 juin dernier.

C'est dans la banque d'investissement que BNP a particulièrement tiré son épingle du jeu avec des profits avant impôts en hausse de 41,7% à 812 millions d’euros.

Dans le segment obligataire, change et matières premières, l'activité a progressé de 41,3%, un dynamisme visible dans les comptes de résultats de nombreuses banques étrangères qui ont déjà publié leurs résultats.

Goldman Sachs, JP Morgan, Citigroup ou encore Bank of America pour les américaines mais également Deutsche Bank ou la britannique Barclays ont aussi annoncé de bonnes performances dans ce segment.

BAISSE DU COÛT DU RISQUE

Autre bonne nouvelle pour le groupe bancaire, la baisse du coût du risque - c'est-à-dire les provisions pour des crédits risquant de ne pas être remboursés - s'est élevé à 13,4% au troisième pour descendre à 764 millions d’euros.

Cette amélioration bénéficie particulièrement à l'activité banque de détail qui souffre de la perte de revenus engendrée par la persistance de taux d'intérêt historiquement faibles.

Ces derniers abaissent néanmoins les coûts d'emprunt et de refinancement des particuliers et des entreprises, ce qui contribue à les solvabiliser et limiter les impayés.

Sur les marchés dits domestiques (France, Belgique, Luxembourg et Italie) de la banque de détail, le produit net bancaire est stable mais les profits avant impôts grimpent de 9,1% à 993 millions d’euros grâce à un coût du risque en retrait de 21,6%.

La baisse du coût du risque est particulièrement forte en Italie, où BNP a entrepris de recentrer les activités de sa filiale italienne BNL sur une clientèle d'entreprises plus solides.

La banque française y a en outre engagé un plan de restructuration qui passera par la réduction de 5% des effectifs et la fermeture de plus de 10% de ses agences.

(Julien Ponthus, édité par Véronique Tison)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant