Blondel «ne laissait personne indifférent» selon Soubie, ex-conseiller de Sarkozy

le
1
Blondel «ne laissait personne indifférent» selon Soubie, ex-conseiller de Sarkozy
Blondel «ne laissait personne indifférent» selon Soubie, ex-conseiller de Sarkozy

Conseiller influent de plusieurs Premiers ministres, de Raymond Barre à Jean-Pierre Raffarin, Raymond Soubie a aussi travaillé à l'Elysée au côté de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy. Artisan, en 2010, de la réforme des retraites, cet expert des questions sociales et du monde syndical connaissait Marc Blondel depuis 40 ans. Il revient pour leParisien.fr sur la personnalité et le parcours de celui qui dirigea Force ouvrière (FO) durant 15 ans.

Quand avez-vous rencontré Marc Blondel ?

RAYMOND SOUBIE. Je l'ai rencontré en 1975 lorsque j'étais conseiller de Raymond Barre (Ndlr : à Matignon). Lui était secrétaire général de la Fédération des employés de FO. Il avait un rôle important au bureau confédéral. Depuis cette époque, je n'ai cessé de le rencontrer y compris lorsque je travaillais avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Quel homme était-il ?

R.S. - Il était à l'opposé de son prédécesseur, André Bergeron, qui était un petit homme à lunettes, fin et intelligent mais calme. Marc Blondel, lui, était un personnage assez imprévisible, souvent tonitruand et aimant bien la provocation. En même temps, il savait mener les discussions pour emmener son interlocuteur où il voulait. Il était truculent, très sympathique et il avait une très grande présence. Il ne laissait personne indifférent.

Originaire du Nord, d'une famille de mineurs, il était, disait-on, très proche de l'extrême-gauche. Etait-ce exact ?

R.S. - Il avait effectivement des liens réels avec l'organisation trotskiste OCI. Il faut se souvenir que FO, née en 1947 d'une scission d'avec la CGT, réunissait à la fois des modérés et des militants d'extrème gauche. C'est avec le soutien des troskistes et des anarcho-syndicalistes qu'il a été élu en 1989 face au dauphin d'André Bergeron qui était un modéré. En même temps, il entretenait des liens étroits avec Jacques Chirac. Il avait donc des amis dans des camps très opposés.

Quelle marque ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • patr.fav le lundi 17 mar 2014 à 19:30

    et son chauffeur !!!!