Blois : une jeune Russe bachelière avec mention est menacée d'expulsion

le , mis à jour à 22:37
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Blois : une jeune Russe bachelière avec mention est menacée d'expulsion
Blois : une jeune Russe bachelière avec mention est menacée d'expulsion

Zarema Abieieva, 20 ans, a fui le Daguestan en 2012 avec sa mère et son père aveugle. Quatre ans plus tard, elle a décroché son bac gestion et administration avec mention «Très Bien» et est admise en BTS pour la rentrée prochaine... mais la famille s'est vu notifier par la préfecture du Loir-et-Cher trois arrêtés de reconduite à la frontière. Un chacun. 

Travailler pour rien ? 

La solidarité s'organise pour aider la famille. Les professeurs et les élèves du lycée de Zarema, la mairie de Blois et le collectif des sans-papiers se sont émus de la situation et espèrent que la jeune bachelière pourra obtenir une carte de séjour étudiante. «Je ne comprends pas, ces trois années et ces bons résultats n'auraient donc servi à rien ?», a commenté la jeune fille avec amertume à un correspondant de l'AFP. 

 

La famille Abieieva a fui la république russe du Daguestan car sa sécurité était menacée. Selon ses déclarations, le père de Zarema a été agressé en 2006 lorsqu'il a voulu dénoncer les malversations financières de ses associés dans une entreprise de matériaux. Un de ses cousins a été assassiné pour les mêmes raisons. Tandis que la jeune Zarema a échappé de justesse à un enlèvement, toujours selon le dossier présenté par la famille pour demander l'asile.

Expulsion incompréhensible

Cependant, l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a rejeté leur requête l'année dernière pour manque de preuves, malgré des témoignages produits par des proches. La préfecture a également rejeté leur demande de titre de séjour, demandée notamment en raison de la maladie dont souffre le père.

 

Il doit consulter régulièrement un neurochirurgien pour le méningiome consécutif à l'agression dont il a été victime. Mais l'administration estime que les services médicaux du Daguestan sont en mesure de le prendre en charge. Un comble, quand on sait que ...

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