Bleus / S.Da Costa : " On peut poser des problèmes aux grosses nations "

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Bleus / S.Da Costa : " On peut poser des problèmes aux grosses nations "
Bleus / S.Da Costa : " On peut poser des problèmes aux grosses nations "
Avant de partir pour la République tchèque et le championnat du monde de hockey sur glace organisé à partir de samedi à Prague, l'attaquant de l'équipe de France, Stéphane Da Costa est revenu en conférence de presse sur sa saison en Russie, ainsi que sur les chances des Bleus.

Stéphane Da Costa, avec plusieurs joueurs évoluant dans des championnats étrangers, cette équipe de France est-elle la meilleure de tous les temps ?
Beaucoup de joueurs s’expatrient quand ils sont jeunes, et pas seulement en Amérique du Nord, dans les pays du hockey en règle générale, comme la Finlande, la Suède, la Russie ou la Suisse. Après, il faut reconnaître que le style de jeu en Amérique du Nord est différent. Il est plus intense que les autres championnats européens. Les joueurs progressent plus vite. Ce n’est pas le même style de jeu par rapport à des pays comme la Suisse ou la Finlande. Déjà, ce n’est pas la même patinoire. En Europe, les glaces sont plus grandes, ce qui change le jeu au niveau de l’intensité et des charges.

Que pouvez-vous nous dire au sujet d’un garçon comme Antoine Roussel ?
C’est un joueur d’équipe. Il bloquerait des tirs avec sa tête, ce qui est fou, il faut l’admettre. Par son intensité dans le jeu, il donne beaucoup d’énergie à toute l’équipe, et ça aide énormément, surtout les jeunes qui arrivent et qui apprennent à jouer des matchs importants. Même humainement, c’est quelqu’un de très bien, toute l’équipe l’adore. Mais, honnêtement, on a que des gars comme ça dans l’équipe. L’ambiance est géniale, on est comme une famille, tout le monde est content de se voir avant le Mondial, c’est incroyable.

Quel bilan tirez-vous de la préparation ?
C’est un bilan plutôt positif. On était fatigué en Allemagne et je pense que ça s’est vu. Après, on a un groupe qui est presque le même que l’an dernier. On se connaît tous, on a tous joué l’un contre l’autre ou ensemble. On est vraiment un groupe uni.

« L’objectif, c’est toujours le maintien »

Selon vous, est-ce que ce sera plus difficile que l’an dernier ?
Je pense bien, parce que l’Allemagne et la Suisse ont des styles de jeu très défensifs, intenses, surtout s’ils récupèrent des bons joueurs de NHL, ils seront très forts. Le Canada, on n’en parle même pas. Ils ont une équipe vraiment impressionnante cette année par rapport à l’année dernière.

Vous serez sans doute davantage attendu aussi ?
Tous les ans, on prouve que l’on peut jouer contre de grosses équipes et elles commencent à se méfier de nous. Comme la Suède l’année dernière, où les joueurs disaient avoir abordé le match avec facilité. Mais, maintenant, on peut poser des problèmes même aux grosses nations.

A partir du moment où les équipes se méfient de vous, vos objectifs changent par rapport à ce mondial, ou cherchez-vous toujours à assurer le maintien ?
Pour nous, c’est toujours le maintien. On n’a pas encore le calibre pour dire qu’on peut faire un quart de finale tous les ans. Après, on a trois matches importants dés le départ (ndlr : face à l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche). Si on fait de bons résultats, on pourra penser à autre chose pour la suite de la compétition.

« Je ne m’attendais pas à une saison aussi bonne »

Que manque-t-il à cette équipe de France pour passer ce palier ?
On progresse énormément mais, de toute façon, ça ne se fait pas en deux ans. Il faut que les jeunes partent dès la catégorie junior dans des bonnes ligues parce qu’en France, le niveau n’est pas mauvais mais on progresse moins vite qu’à l’étranger.

Plus personnellement, comment vous êtes-vous retrouvé au CSKA Moscou ?
C’était un choix de carrière, je n’ai pas eu le contrat que je voulais avec Ottawa, donc j’ai décidé de partir. Mais je suis content car ça se passe bien. J’ai fait une bonne saison qui m’a aussi apporté de l’expérience, maintenant je souhaiterai rester en Russie, mais il faut voir ce qu’il y a d‘autre aussi. Pour le moment, c’est toujours Ottawa qui a mes droits.

On se doutait que la Russie avait un style de jeu qui vous conviendrait, mais vous attendiez-vous à une adaptation aussi rapide ?
Honnêtement, je ne m’attendais pas à une saison aussi bonne que celle que j’ai réalisée mais j’ai travaillé pour que ça se passe comme ça. La langue m’a aussi permis de m’intégrer plus facilement, je suis originaire de Pologne, du coup ça me faisait beaucoup de points communs d’un point de vue culturel.

Après votre saison en Russie, accepteriez-vous un contrat à deux volets ?
Non je n’accepterai pas ça. Si je dois accepter quelque chose, ce sera un contrat à un volet, et encore ça dépend de la proposition. Ça dépendra du salaire, mais de beaucoup de choses aussi. On est quand même mieux payé en Russie qu’en Amérique du Nord, et bien sûr que ça va peser dans le choix. On n’a pas une carrière de 40 ans, mais seulement de 15-20 ans, si on fait une grande carrière. Donc il faut penser à se sécuriser aussi un minimum.

« La Russie reste un gros championnat »

Le fait de figurer parmi les meilleurs marqueurs de Russie, ça peut vous redonner du crédit auprès de vos dirigeants en NHL ?
Je pense que oui. Mon agent m’a dit que certains clubs seraient intéressés. La Russie reste un gros championnat, donc les dirigeants de NHL respectent les joueurs là-bas et ça peut ramener de l’intérêt aussi.

Tout le monde dit que les entraînements sont plus difficiles avec les coachs russes, vous confirmez ?
Oui, c’est vrai à 150% ! Le camp d’entraînement, ça a été une expérience, c’était vraiment, vraiment dur. Pendant un mois et demi, et encore je suis gentil, de mi-juillet à fin août, on s’entraînait quatre fois par jour. On alternait entre la musculation et la glace puis de la course à pied le soir. D’après les conversations que j’ai pu avoir avec les autres joueurs, dans tous les clubs c’est comme ça. Après le CSKA Moscou, c’est aussi le club de l’armée, donc ça n’aide pas non plus.

L’année dernière, vous étiez avec Pierre-Édouard Bellemare en première ligne, va-t-il vous manquer ?
Pierre-Édouard va nous manquer énormément, c’est un dur à cuire comme Antoine Roussel qui est vraiment un meneur d’homme. Il a de l’expérience, il est fort offensivement et défensivement. C’est un joueur complet et un exemple pour l’équipe.

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