Bleus : Payet ne vit pas ses non-sélections " comme une injustice "

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Invité du Canal Football Club dimanche sur Canal+, Dimitri Payet assure ne pas nourrir de ressentiment par rapport à ses absences répétées du groupe France. Le milieu de West Ham reconnaît même la nécessité pour lui d'" apprendre à faire partie d'un groupe ".

C’est l’un des sujets de débats les plus fréquents autour de l’équipe de France. Excellent avec West Ham depuis le début de la saison, Dimitri Payet n’a pourtant plus été convoqué chez les Bleus depuis juin 2015. Une situation qui interpelle, même si l’ancien Marseillais entretiendrait des rapports compliqués avec Didier Deschamps. Mais le principal intéressé ne met pas la pression sur le sélectionneur. « Je ne le vis pas comme une injustice, a-t-il assuré pendant le Canal Football Club dimanche sur Canal+. Le sélectionneur a des choix à faire, c’est lui le patron. Il sélectionne les joueurs dont il a besoin. Je dois juste me préoccuper de rester sur ma dynamique. Je suis bien dans mes pompes, l’essentiel est là pour moi. » Payet a évoqué un à un tous les reproches qui lui sont faits et qui servent à justifier ses absences dans le groupe France.

« Je dois apprendre à faire partie d’un groupe »

D’abord sur son rendement avec les Bleus, le Réunionnais ne se cache pas et reconnaît qu’il n’est pas à la hauteur. « Il (Deschamps) n’a pas tort du tout. Je peux entendre qu’en sélection, mes statistiques et mes performances ne sont pas aussi bonnes qu’en club. » Ensuite sur son placement qui ne serait pas forcément compatible avec le 4-3-3 quasi immuable de l’équipe nationale, Payet estime que ce n’est pas un obstacle rédhibitoire. « J’ai joué à gauche avec West Ham samedi. J’ai l’avantage de pouvoir jouer aux trois postes derrière l’attaquant. » Enfin sur son ressenti par rapport à son statut de remplaçant, le natif de Saint-Pierre admet avoir un travail à faire sur lui-même. « Pour gagner une grande compétition internationale, un Euro ou une Coupe du Monde, il faudra un groupe pour faire quelque chose. C’est pour ça qu’on en prend vingt-trois, sinon on en prend onze. Je ne vais pas dire que je serais très content d’être remplaçant. Je ne suis pas comme ça, j’aime me battre pour avoir ma place. Mais je dois apprendre à faire partie d’un groupe, c’est légitime. »

« Vous êtes obligé d’être tout le temps au taquet »

Auteur de huit buts et huit passes décisives en Premier League cette saison, Payet estime tout de même avoir franchi un cap dans sa progression depuis son arrivée à West Ham, où il est sous contrat jusqu’en 2021. « Il y a beaucoup de critères du championnat anglais qui ont fait que ça a peut-être amélioré mon jeu. En L1, on peut être plus tranquille sur certains matchs. Là-bas, que ce soit contre Manchester City ou Sunderland, vous n’existez pas si vous n’êtes pas là dans l’impact physique. Vous êtes obligé d’être tout le temps au taquet. » Une régularité qui pourrait bien contraindre Deschamps à redonner une chance à l’ex-Stéphanois lors du rassemblement de mars. Même si Payet souffre aussi d’une concurrence énorme dans son secteur, où certains ont pris de l’avance sur lui. Une avance difficile à combler à trois mois tout juste du coup d’envoi de l’Euro 2016.

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