Bleus : Pas encore de décision pour le futur capitaine

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Bleus : Pas encore de décision pour le futur capitaine
Bleus : Pas encore de décision pour le futur capitaine

Suite à l'annonce du départ d'Arnaud Clément, le vice-président de la FFT Jean-Pierre Dartevelle, son directeur général Gilbert Ysern et le responsable du haut-niveau Arnaud Di Pasquale sont revenus sur les conditions de cette décision mais n'ont pas révélé le nom du futur capitaine.

Après un « audit » faisant suite à la défaite de l’équipe de France en quart de finale face à la Grande-Bretagne au Queen’s, le Bureau Fédéral a officialisé vendredi midi le départ du capitaine Arnaud Clément. A la suite de cette décision, les principaux dirigeants de la Fédération Française de tennis se sont présentés en conférence de presse. Dans un premier temps, les raisons de cette décision ont été évoquées. « La décision a été prise formellement ce matin par le Bureau Fédéral. C’est un long processus engagé au soir même de la défaite face à la Grande-Bretagne au Queen’s, a détaillé Gilbert Ysern, directeur général de la FFT. On est partis avec un mauvais goût dans la bouche, on est passés à côté d’une belle occasion, la performance n’a pas été satisfaisante. »

Une impression confirmée ensuite par Arnaud di Pasquale. « Il faut revenir sur l’état de frustration qui grandit avec cette équipe de France dont l’objectif reste de gagner ce trophée. C’est une question d’hommes, de capacité à transcender, fédérer. On a un sentiment de déception sur les trois dernières années, a résumé le responsable du haut-niveau de la FFT. Sur le papier la finale (face à la Suisse en 2014, ndlr) est un bon résultat mais il y a des choses à redire. Ce match au Queen’s n’a pas été à la hauteur en termes d’engagement et d’état d’esprit. C’est une notion très forte qui va au-delà des résultats. En finale, certes c’était la Suisse de Federer et Wawrinka mais il fallait montrer un autre visage. »

Clément mis en cause mais pas lâché

L’impression qui ressort de cette conférence de presse, parfois assez surréaliste, c’est la volonté des dirigeants de la FFT de reprendre en main le fonctionnement de l’équipe de France de Coupe Davis après avoir vu un staff dépassé. « La responsabilité est partagée, collective. Les joueurs ont conscience qu’ils ont failli. Je pense qu’on peut gagner mais pas sans changer, a résumé Arnaud Di Pasquale. C’est une discussion à avoir entre nous avec le futur staff et la Fédération. Il faut reprendre en main, il y a des choses à mettre en place. »

Quant à savoir si les joueurs ont lâché leur capitaine, les dirigeants de la FFT assurent que ce n’est pas le cas après avoir longuement échangé avec les joueurs dans le cadre de l’audit commandité par le Bureau Fédéral. « Je ne vais pas vous dire qu’il n’y a pas des joueurs avec qui ça ne marche pas bien avec ce capitaine. Je veux tordre le coup à l’idée de les joueurs ont demandé à ce que ça ne soit plus lui, a tonné Gilbert Ysern. On a pris le temps de discuter, de prendre la température. Il y a eu des critiques venant des joueurs mais le capitaine a aussi critiqué publiquement des joueurs de l’équipe. Les joueurs l’ont critiqué mais ne l’ont jamais lâché, ils n’ont pas demandé de changer de capitaine. »

Noah bien placé pour prendre la suite

La question du nom du futur capitaine a été logiquement abordée, mais les dirigeants du tennis français ont tenté de botter en touche concernant le cas Yannick Noah, laissant la responsabilité d’une telle nomination au Bureau Fédéral. « C’est un secret de polichinelle mais Yannick a montré un intérêt pour reprendre l’équipe. Il y a des discussions mais rien n’a encore été acté par le Bureau Fédéral, a assuré Arnaud Di Pasquale. C’est à nos élus de voter, de décider mais la piste Yannick Noah est assez avancée. » Une volonté de passer par la voie fédérale confirmée par le vice-président de la FFT, Jean-Pierre Dartevelle, un peu courroucé. « La Fédération et son Bureau Fédéral nomment le capitaine, ça sera le Bureau Fédéral qui nommera le capitaine, a assuré le vice-président de la FFT. On va écouter les uns et les autres mais notre intime conviction est que le Bureau Fédéral doit reprendre la main sur la désignation du capitaine. Ça sera ensuite à lui de fédérer tout le monde autour de l’équipe de France pour gagner enfin la Coupe Davis. Certains seront d’accord, d’autres moins, mais c’est comme ça. »

En tout cas, ce qui ressort, c’est que l’envie de Yannick Noah de prendre la tête de l’équipe de France semble sans équivoque, mais n’était pas certaine au début. « Je ne suis pas certain qu’il était décidé dès le premier entretien avec lui » a assuré Arnaud Di Pasquale. « Quand on parle de la Coupe Davis avec Yannick Noah, il y a une espèce de flamme qui s’allume, a affirmé Jean-Pierre Dartevelle. Le fait d’avoir son avis était obligatoire mais on a tout de suite senti une flamme. Son intérêt était très patent. » Ce sera donc au Bureau Fédéral de trancher, comme cela a été martelé.

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