Bleus : Les coulisses croustillantes des listes

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Ce jeudi, aux alentours de 20h15, Didier Deschamps annoncera les vingt-trois Bleus qui disputeront l’Euro 2016 dans moins d’un mois. Une liste qui a fait beaucoup de déçus par le passé et qui a également engendré quelques anecdotes sympathiques...

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Coupe du Monde 1998 : Charbonnier et le kiné

L’annonce peut être parfois cruelle pour les « recalés », ceux qui sont contraints de faire leurs valises et de quitter Clairefontaine. Pour les heureux élus, les émotions sont évidemment bien différentes. Surtout dans certaines conditions. C’est le cas de Lionel Charbonnier lors de l’annonce des vingt-deux d’Aimé Jacquet. « Je n'étais pas sûr de jouer ni d'être pris, s’est souvenu l’ancien gardien d’Auxerre sur le site du Figaro. J'avais dit au kiné la veille de la liste : "Si jamais il y a encore un petit peu de place pour me masser, viens me masser et comme ça, cela serait peut-être bénéfique pour la récupération. Mais si je ne suis pas dans les 22, t'embêtes pas". Le kiné est arrivé à 1h30 du matin, je lui ai dit "laisse tomber" et il m'a répondu: "Si si ça y'est, t'es dans les 22". Le kiné m'a appris que les autres (Lionel Letizi, Martin Djetou, Sabri Lamouchi, Pierre Laigle, Ibrahim Ba et Nicolas Anelka) étaient partis et que moi je restais. Du coup, je lui ai dit : "Vas-y masse moi parce que je vais en avoir besoin". »  

Euro 2000 : Quand Djetou dit non à Tignes

Recalé en 1998, Martin Djetou a eu du mal à oublier ce moment cruel. Deux ans plus tard, alors qu’il était bien parti pour faire partie des 22 pour l’Euro 2000, l’ancien défenseur de Monaco a pris une décision radicale : « J'ai eu Roger Lemerre (le successeur d’Aimé Jacquet) au téléphone. Il m'a dit de venir à Tignes mais j'ai refusé car j'ai eu peur de revivre ce que j'ai vécu il y a deux ans, avait confié le natif d’Abidjan à l’époque dans les colonnes du Parisien. Ça ne sert pas à grand-chose de s'entraîner avec les autres et de refaire son sac pour s'en aller. J'ai déjà donné une fois et c'est vraiment très dur à supporter. Voilà pourquoi j'ai refusé de participer au stage de Tignes. » Dommage car, quelques semaines plus tard, les Bleus poursuivaient leur règne sur la planète foot.  

Coupe du Monde 2006 : Chimbonda le savait déjà...

Pascal Chimbonda a participé à l’épopée des Bleus jusqu’en finale du Mondial 2006. Pourtant, sa sélection a été jugée très surprenante et a occasionné moult quolibets (Les Guignols de l’Info ont immortalisé sa sélection dans une chanson). Pourtant, ce n’est pas devant son poste de télévision que l’ancien latéral droit a appris sa participation. « Je n’attendais rien du tout parce que je savais déjà ! Le sélectionneur m’avait appelé plusieurs jours avant d’annoncer sa liste, a confié celui qui passe actuellement son brevet d’entraîneur. Si cela m’a surpris ? Non. J’étais en Angleterre et j’étais en relation avec Thierry Henry, qui jouait à Arsenal à l’époque. C’est lui qui, en premier, m’a appelé pour me dire que le sélectionneur voulait mon numéro. Déjà, quand il m’a dit ça, j’avais un peu deviné. » Pourtant, ne lui dites pas qu’il était une surprise... « C’est un truc qui me casse les couilles, a pesté l’ancien joueur de Tottenham. Je ne suis pas une surprise, moi. (...) J’ai été élu meilleur latéral de mon championnat (la Premier League). J’étais meilleur que tous les latéraux qui jouaient en France. Donc je ne comprends pas en quoi j’étais une surprise. »  

Coupe du Monde 2006 : Domenech et sa liste « fantôme »

Au moment d’annoncer la présence de Pascal Chimbonda (notamment), le 14 mai 2006, dans l’émission Téléfoot sur TF1, Raymond Domenech prend tout le monde de court. En effet, le sélectionneur des Bleus débite sa liste des 23 à toute vitesse, sans prendre le temps d’expliquer ses choix. Les téléspectateurs se retrouvent ainsi avec l’image d’un écran très peu visible, sur lequel il est difficile de reconnaître les joueurs retenus. Dans la foulée, après la très courte conférence de presse de l’ancien joueur de Lyon, Thierry Gilardi est obligé de lire le nom des heureux élus aux téléspectateurs... Le lendemain, Domenech donnera les raisons de ses choix dans une vidéo accordée à SFR, partenaire de la Fédération Française de football à l’époque...  

Euro 2008 : Nasri, le « comique »

Quasiment assuré de faire partie de la liste pour l’Euro 2008, Samir Nasri n’était pas vraiment sous pression à la fin du stage de préparation à Tignes. Ce n’est pas le cas de sept de ses coéquipiers qui s’apprêtent alors à connaître la décision de Domenech. Sept qui vont quitter le groupe France au dernier moment. L’ancien sélectionneur des Espoirs opte à cette occasion pour un procédé plutôt « original » en frappant à la porte des joueurs qui attendent dans leur chambre. Avant de leur livrer sa décision. Une méthode qui a motivé Nasri à faire peur à ses partenaires... « Samir faisait le con et s’amusait à frapper aux portes des mecs, a raconté Djibril Cissé à L’Equipe il y a quelques mois. Donc quand ça frappe, je me dis que c’est peut-être Samir. Mais non ! J’ouvre, et là, il y a Raymond, Manko (Pierre Mankowski) et un autre membre du staff. » L’occasion pour Cissé d’apprendre qu’il ne fera pas partie de l’aventure, tout comme Mikaël Landreau, Julien Escudé, Philippe Mexès, Alou Diarra, Hatem Ben Arfa et Mathieu Flamini...
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