Bleus - Deschamps : « Payet ? Je vais le mettre dans les glaçons »

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Didier Deschamps a livré une analyse pragmatique et lucide de la première sortie des Bleus dans l’Euro 2016 avec une victoire poussive et étriquée face à une équipe roumaine difficile à jouer. Mais le sélectionneur national se réjouit de lancer l’Euro avec une victoire.

[fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01896197/zone/1/showtitle/1/src/uxs3kl" width="648" height="365" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true"></iframe>'] Didier Deschamps, le scénario du match contre la Roumanie vendredi (2-1) rend-il la victoire encore plus belle ? On peut dire ça quand on l’arrache en fin de match. C’était un match rendu compliqué par cette équipe de Roumanie. On a eu vingt-cinq premières minutes difficiles, un match d’ouverture ressemble à une finale. On a été trop timorés dans cette première période. On fait ce qu’il fallait jusqu’au bout. On a fini avec quatre joueurs offensifs, c’était pour l’arracher aussi. Je suis très content pour les joueurs qu’ils soient récompensés, sur un superbe but de Dimitri (Payet). Le résultat compte avant tout. Tout n’a pas été parfait, loin de là. En grand partie parce que cette équipe de Roumanie a confirmé qu’elle était très bien organisée et nous a créé des soucis. Mais la victoire fait du bien. Commencer ainsi, c’est très important.
Vous dites-vous plus que jamais que avez bien fait de faire confiance à Dimitri Payet ? Je n’ai pas de doute sur Dimitri, sur l’influence qu’il peut avoir dans le jeu et sa capacité à être décisif. Il l’a été aujourd’hui mais il se met au service de l’équipe. C’est simple le football. Quand on frappe dans les lucarnes, ça résout beaucoup de problèmes. Avez-vous été touché par son émotion à sa sortie du terrain ? C’est fort émotionnellement. On a payé ce prix-là, ce contexte avec la cérémonie. Les Roumains n’avaient rien à perdre et nous tout. C’est fort pour Dimitri, il revient de loin, mais il a tout fait pour être là où il est aujourd’hui. Je vais le mettre dans les glaçons pour qu’il ne lui arrive rien de grave en attendant le prochain match. Comment expliquez-vous que votre équipe ait tant peiné à se mettre dans le match ? Il y a une attente, il y a tellement de passion et de ferveur en France derrière cette équipe que les joueurs le sentent. C’est extraordinaire mais ça donne des obligations. On connaît le Stade de France mais il y avait tout le protocole et ça n’a pas été facile à gérer psychologiquement. A voir la joie du public français, ça va donner plus de confiance et de sérénité. Avez-vous tremblé au moment de l’occasion roumaine sortie par Hugo Lloris en tout début de match ? Je ne suis pas là pour avoir peur. Il nous fait un arrêt décisif au bout de quatre minutes, une parade de grand talent qui nous permet de rester à 0-0. Je ne l’ai pas oublié, Hugo a répondu présent quand il le fallait pour nous permettre de passer sans dommage les vingt premières minutes difficiles pour nous.

Deschamps : « Paul peut mieux faire »

Malgré son expérience, Patrice Evra a vécu une soirée compliquée... Je ne l’ai pas trouvé tant en difficulté que ça. Il fait une faute où il ne se retient pas. On a été plutôt performants défensivement et Patrice fait partie de cette ligne. Il doit se retenir parce qu’il y a contact avec le joueur roumain, mais c’est dans l’action. Comme tout le monde, il a envie de bien faire, peut-être trop. On s’est mis inconsciemment trop de pression, ça empêche de se libérer totalement dans ce qu’on est capable de faire. Pourquoi Paul Pogba a-t-il fait les frais de votre coaching pour laisser sa place à Anthony Martial ? J’ai fait un choix. Il restait une quinzaine de minutes, j’ai voulu donner une impulsion offensive. J’ai fini avec quatre joueurs offensifs pour aller chercher la victoire. En gardant Dimitri au cœur du jeu, il me fallait enlever un milieu. Kanté, je n’y ai même pas pensé une seule seconde, vous savez pourquoi, vous avez pu le voir ce soir. Paul peut mieux faire mais je ne vais pas être trop dur avec lui. Il est capable de nous apporter plus que ce soir. Au-delà de sa discipline, qu’avez-vous pensé de la prestation de la Roumanie ? Il n’y a pas que l’organisation. Même si elle est jeune, elle fait preuve de métier et de roublardise. Elle a aussi de la qualité devant, que ce soit avec (Bodgan) Stancu ou (Nicolae) Stanciu. Je vois aussi ce que (Adrian) Popa est capable de faire sans le ballon et avec. Sans oublier les deux joueurs qui sont entrés, (Denis) Alibec et (Gabriel) Torje. Elle ne se contente pas de défendre, elle est capable de créer des problèmes à l’adversaire, mais elle a une grande discipline collective. Pour trouver des espaces et des intervalles, ce n’est pas facile. Quand ils ont le ballon, ils savent l’utiliser. Pour ne parler que de Stanciu, il a cinq sélections. Voir ce qu’il est capable de faire aujourd’hui, ça laisse augurer une marge de progression pour cette équipe roumaine. Je savais qu’elle serait difficile à jouer, elle l’a été ce soir (vendredi) et elle le sera pour nos autres adversaires. A voir aussi : > Le résumé du match > Les notes des Bleus > L'analyse de Bernard Genghini
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