Bleus : Christophe Jallet a hâte de débuter l'Euro 2016

le
0

Toujours aussi à l’aise devant les médias, Christophe Jallet a confié sa joie jeudi de faire partie de cette aventure avec les Bleus. Le latéral droit tricolore espère rendre la confiance que Didier Deschamps lui a accordée.

[fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01896197/zone/1/showtitle/1/src/uqvrsk'] Christophe Jallet, comment vivez-vous toutes les polémiques autour de l’équipe de France ces derniers jours ? C'est difficile d'éluder toutes les questions. On y attache le moins d'importance possible. On a un groupe vivant, où on prend beaucoup de plaisir sur le terrain ou en dehors. Du racisme ? Il suffit de faire le constat. Il y a beaucoup de communautés différentes représentées en équipe de France et ça ne nous empêche pas de bien vivre ensemble. Le groupe est de qualité sportive et humaine. Je n'ose imaginer une seule seconde qu'il y ait une once de racisme dans les choix du sélectionneur. Il prend les joueurs les plus à même d’être compétitifs pour cet Euro. Nous, on se focalise sur le terrain. Comment avez-vous accueilli les propos de Karim Benzema ? Ce n'est pas des choses qu'on apprécie forcément. Il y a des paroles parfois sorties du contexte. Je ne sais pas quel est son état d'esprit aujourd'hui. Il pourrait nous donner des explications s'il était là. On essaie d'y apporter le moins d'importance possible. Avec les forfaits de Raphaël Varane et Lassana Diarra, avez-vous perdu trop de leaders ? On est un groupe de vingt-trois joueurs, chacun a son mot à dire. Ce n'est pas parce qu'on a perdu des leaders que chacun ne peut pas amener sa pierre à l'édifice. Pour bien s'entendre, il faut savoir se dire les choses de temps en temps. J'espère qu'on aura le moins possible à le faire, mais chacun pourra pousser sa gueulante si ça doit arriver.

Jallet : « Cela faisait deux ans que Deschamps me faisait confiance »

Vous devez être ravi de faire partie de ces 23 ? Oui, je suis très heureux de faire partie de cette aventure. Mon rôle, c'est d'apporter mes qualités sur le terrain. Je suis à 200% avec l'équipe. Je suis positif dans la vie et j'espère transmettre ça à tous mes coéquipiers au quotidien. Le coach (Didier Deschamps) avait d'autres options. Ça faisait deux ans qu'il me faisait confiance et j'espère pouvoir lui rendre de la meilleure des façons. Comment est le moral avec tous ces forfaits ? Le plus important, c'est qu'on croit en nous. Sur les derniers résultats, on a ce sentiment de gagner. On va chercher les victoires, on sait s'arracher jusqu'à la dernière minute. Ce ne sera pas facile, il va falloir se donner à 200%. On doit être capables de nous dépasser pour aller chercher ce trophée. J'ai une devise, c'est : « aide-toi et le ciel t'aidera ». J'espère qu'on aura tous la même. Quelle est votre réaction suite aux sifflets entendus à la Beaujoire contre Olivier Giroud ? Il est blindé. Olivier est un très grand attaquant, qui fait partie d'un des meilleurs clubs en Europe. Il a mis des buts cette saison et les critiques sont injustifiées. On peut tous avoir du déchet, mais il est bien présent sur le front de l'attaque. Il a le soutien de tout l'effectif, de ses concurrents en premier. Ça donne encore plus de force pour avancer. Vous devez avoir hâte d’être au coup d’envoi de France-Roumanie… L'excitation commence à être dans toutes les jambes et dans tous les coeurs. Ça fait deux ans qu'on se prépare pour cet événement. On a tous envie de se plonger dans la compétition à 200%. On ne pourra tirer des enseignements que le jour J. On a essayé de faire la préparation du mieux qu'on pouvait. On a vraiment hâte d'y être dans les têtes. Propos recueillis par Nicolas Berté en Autriche
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant