Bleus : Avec le forfait de Diot, Collet perd plus que son fidèle lieutenant

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Bleus : Avec le forfait de Diot, Collet perd plus que son fidèle lieutenant
Bleus : Avec le forfait de Diot, Collet perd plus que son fidèle lieutenant

Après le départ - forcé - d'Alexis Ajinca, c'est Antoine Diot qui a déclaré forfait (lésion musculaire) pour l'Euro qui débute ce samedi. A deux jours du match contre la Finlande, l'absence du meneur de 26 ans, s'il n'est qu'un lieutenant, n'a rien d'anecdotique.

« C’est terrible ». La réaction de Vincent Collet au forfait d’Antoine Diot est un aveu du coup que porte l'absence de l’ancien Strasbourgeois.sur le casque bleu. A trois jours d’un Euro chez lui, et alors qu’il sortait d’une nouvelle saison accomplie en Alsace, le back-up, et futur successeur, de Tony Parker à la mène a dû renoncer, victime à l’entrainement d’une lésion musculaire à la cuisse droite. Le sélectionneur perd là bien plus qu’une simple solution de rechange. Dans un article du quotidien L’Equipe, qui revenait sur la relation fusionnelle entre le coach et son poulain, qu’il a côtoyé dès son adolescence au Mans, Vincent Collet soulignait toute l’importance de son meneur : « J'ai maintenant une confiance en Antoine comparable avec celle que je peux avoir avec Tony Parker. Antoine a déjà l'œil du coach, il me fait remarquer parfois des choses qui m'ont échappé. Il ne fait pas qu'écouter, il veut toujours comprendre, et puis il a une connaissance du jeu à son âge... Tout ça fait le profil de l'élève qui peut dépasser le maître. »

Ce profil, Antoine Diot était le seul à le posséder en équipe de France. Dans un Euro qui s’annonce sous haute pression, avec un éventuel huitième de finale au couteau, et des adversaires prêts à tout pour faire tomber l'hôte, le QI basket du néo-Valencian et son sang-froid auraient permis au coach alsacien de faire souffler Tony Parker sans crainte que son jeu offensif - fait de mouvement et de passes - perde en fluidité. Meneur gestionnaire, capable de coups de chaud comme à Cologne face aux Allemands le week-end dernier, Diot semblait monter peu à peu en puissance et en influence.

Un Euro par procuration 

Avec l’arrivée de Thomas Heurtel, les Bleus ne perdent pas en qualité mais en diversité. Le meneur stambouliote propose un tout autre registre que le Bressan. Celui du « couillu », sans crainte, ni complexe. Son jeu, parfois à la limite, a le don de débloquer des situations tendues comme lors du quart de finale France-Espagne où Heurtel enfilait les perles sur le crâne de Pau Gasol et Serge Ibaka. Mais ce profil, Vincent Collet l’avait avec Fournier, Parker voire De Colo. Surtout, le « combo-guard », mi-poste un, mi-poste deux, était à la peine en début de préparation, forçant même le sélectionneur tricolore à changer ses plans pour emmener Charles Kahudi à Montpellier.

Pour Antoine Diot, champion d’Europe cadets et juniors, avec Nicolas Batum entre autres, médaillé de bronze au Mondial des U19, c’est une nouvelle bosse en A. En 2009, il avait été appelé pour remplacer, au pied levé, Tony Parker et Jo Gomis mais, un an plus tard, avait dû déclarer forfait pour le Mondial en Turquie, blessé au dos. Rebelote en 2011 quand une lombalgie le prive de son premier Euro. Membre actif de l’épopée mondiale l’an dernier, il devra digérer un nouvel épisode manqué, un autre trou noir, dans sa carrière internationale. Et la France avec. « Si près du but, si près du début de la compétition, devoir laisser ses partenaires et renoncer, c’est quelque chose de terrible. Tout ce qui fait que cet Euro est magique, le sera un peu moins pour moi ». Abattu, Antoine Diot pourrait tout de même rester à Montpellier pour se soigner et vivre la compétition avec le groupe. Malheureusement, hors des parquets.

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