Blatter et Valcke accusés d'enrichissement personnel par la Fifa

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    ZURICH, 3 juin (Reuters) - L'ancien président de la 
Fédération internationale de football (Fifa) Sepp Blatter, son 
ancien secrétaire général Jérôme Valcke et un troisième cadre de 
l'organisation se sont "coordonnés" pour s'enrichir en 
augmentant leurs salaires et leurs primes, a annoncé la Fifa 
vendredi. 
    La plus haute instance du football mondial a révélé que les 
trois hommes avaient reçu 79 millions de francs suisses (71,29 
millions d'euros) en cinq ans. 
    Elle dit avoir transmis ces informations à la justice suisse 
et à son homologue américaine. 
    Sepp Blatter ne souhaite pas commenter ces informations, a 
fait savoir son porte-parole. Ni Jérôme Valcke, ni Markus 
Kattner, ancien directeur financier et vice-secrétaire général, 
n'ont pu être joints. 
    La Fifa explique que l'enquête conduite par ses juristes a 
"démontré des manquements au devoir de loyauté". Elle précise 
que ses découvertes n'en sont qu'à un stade préliminaire et que 
l'enquête se poursuivrait. 
    Selon la Fifa, avant 2013, "ceux qui signaient les contrats 
étaient également ceux qui les approuvaient". "Ils avaient 
l'autorité dont ils avaient besoin et ils ont tout simplement 
informé la comptabilité et les services des ressources humaines, 
le service chargé des contrats de travail à la Fifa et qui 
dépendait de M. Kattner, la somme à payer et à qui la verser." 
    Des questions se posent également sur le service chargé de 
superviser les salaires des cadres à partir de 2013, 
poursuit-elle. 
    Sepp Blatter a été suspendu de toute fonction liée au 
football pour huit ans, une sanction ultérieurement ramenée à 
six ans. Jérôme Valcke a été suspendu pour 12 ans, tandis que 
Markus Kattner a été congédié le 23 mai dernier. 
    Les autorités suisses ont par ailleurs annoncé, vendredi 
également, avoir effectué jeudi des perquisitions au siège de la 
Fifa. Des documents et des données numériques ont été saisis. 
    Elles ont précisé que le nouveau président de la Fifa, 
Gianni Infantino, n'était pas visé par l'enquête en cours. 
 
 (Brian Homewood et Martyn Herman,; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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