Blatter admet une erreur dans le choix du Qatar

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Blatter admet une erreur dans le choix du Qatar
Blatter admet une erreur dans le choix du Qatar

Les élections approchent. Pas besoin d'être devin pour le savoir. Il suffit juste de lire jour après jour les sorties médiatiques des dirigeants du football mondial. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'en ce moment, elles sont du même niveau et suscitent beaucoup d'interrogations. Après Michel Platini qui avait exhorté le peuple brésilien à attendre la fin du Mondial pour exprimer sa colère, c'est maintenant Sepp Blatter qui vient de comparer le choix d'attribuer le Mondial 2022 au Qatar à une? erreur ! Invité du JT de la RTS, le président de la FIFA a répondu par l'affirmative lorsque la question lui a été posé. « Bien sûr ! Enfin, on commet beaucoup d'erreurs dans la vie », a-t-il confié, avant d'ajouter : « Le rapport technique sur le Qatar indiquait qu'il faisait trop chaud pour y jouer, mais le comité exécutif de la FIFA, avec une majorité assez large, a décidé d'aller jouer au Qatar. » Ou comment admettre à demi-mots que le comité exécutif de la FIFA n'en fait qu'à sa tête et à son bon vouloir.

Le « Qatargate » lancé par France Football

Sepp Blatter n'en est plus à une phrase près. Depuis l'annonce de l'attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, les « boulettes » se sont répétées dans la communication du Suisse. Et des voix se sont élevées contre ce choix. Certains comme France Football (« Qatargate » édition du 29 janvier 2013) n'ont pas hésité à épingler la FIFA parlant d'un choix qui cacherait corruption et arrangements. Plusieurs fois, Blatter a nié ses accusations d'un Mondial « acheté » par les milliards de l'émirat. Jeudi, il a encore réfuté cette hypothèse, parlant plus d'un appui politique. « Non, ça je ne le dirai jamais. C'est la poussée politique, celle de gouvernements, aussi bien la France que l'Allemagne », explique le président de la FIFA. Concernant le prochain Mondial qui aura lieu dans moins d'un mois au Brésil, Blatter se veut plus confiant et serein. « Je suis certain que dès le coup d'envoi du match d'ouverture à Sao Paulo, le Brésil prendra une ambiance football samba », assure-t-il malgré la vague de protestations en lien avec les dépenses colossales consenties pour le Mondial et les JO de Rio 2016.

Une popularité au plus bas au Brésil

Le Suisse, qui sait que sa popularité n'est pas très haute dans le pays sud-américain ? on se souvient des sifflets qu'il avait essuyé l'an passé lors de la Coupe des Confédérations ? croit comprendre ce qui pousse les Brésiliens à la grogne dans cette période qui devrait être festive. « Les Brésiliens sont un peu mécontents car on leur a promis beaucoup, a-t-il ajouté. Le Brésil est tout de même la sixième économie du monde et quand Monsieur Lula a été élu à la présidence, il a promis d'améliorer le pays. Mais pour l'améliorer, il faut aussi la volonté du peuple de travailler. La société s'est un peu séparée. » Les Brésiliens ne manqueront certainement pas de lui  montrer qu'ils peuvent être unis dans la protestation d'ici quelques semaines...

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