Bitcoin : tempête sur la monnaie virtuelle après un vaste piratage

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Bitcoin : tempête sur la monnaie virtuelle après un vaste piratage
Bitcoin : tempête sur la monnaie virtuelle après un vaste piratage

Les sceptiques sur l'avenir du Bitcoin, cette monnaie virtuelle et décentralisée lancée en 2009, ont trouvé un argument de plus après ce braquage virtuel. L'une des plus anciennes et importantes bourses d'échange de bitcoin, MtGox, a cessé ses transactions depuis le 7 février après que 750 000 bitcoins de ses clients et 100 000 bitcoins de la firme elle-même ont disparu sous l'action supposée de pirates informatiques. Le montant perdu atteint 345 millions d'euros au taux d'échange du jour du bitcoin.

A l'origine un site d'échanges de cartes à jouer, MtGox s'est donc placé vendredi sous la protection de la loi sur les faillites au Japon où l'entreprise gérée par le Français Mark Karpelès est implantée. Le bitcoin, qui ne valait que quelques cents a sa création en 2009, a vu sa valeur s'envoler et culminer au-delà de mille dollars à la fin de l'année dernière. En dehors de MtGox, il reste coté normalement sur ses plateformes habituelles en Chine, en Europe et aux Etats-Unis.

Une crise 2.0 difficile à réguler

Les autorités japonaises ont demandé aux services de surveillance financière et à la police d'enquêter sur l'affaire MtGox, mais se trouvent relativement désemparées, comme celles des autres pays, face au phénomène bitcoin dont l'objet même consiste à se développer en dehors des systèmes de régulations habituels. Plus tôt vendredi, le ministre japonais des Finances avait prévenu que Tokyo allait néanmoins agir.

«Je pensais depuis longtemps que nous aurions à agir à un moment ou à un autre» vis-à-vis de MtGox et du bitcoin, a expliqué Taro Aso. «Mais je dois dire que ce moment est arrivé plus rapidement que prévu», a-t-il dit, ajoutant qu'il pensait «bien que ça allait s'écrouler à un moment».

Les Etats-Unis enthousiastes, Chine et Russie sceptiques

Jeudi, la présidente de la banque centrale américaine (Fed), Janet Yellen, avait souligné que la Fed n'avait «pas d'autorité ...

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