Bissonnet : le jardinier avoue avoir accepté le «contrat» par admiration

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Meziane Belkacem voyait en son patron un véritable «sauveur». Pressé de questions, il omet des détails et se trompe parfois, mais, sur le fond, son récit est accablant pour ses coaccusés.

Meziane Belkacem est un assassin sans mobile personnel et sans aucun talent. Le 11 mars 2008, lorsqu'il tue Bernadette Bissonnet, il laisse son pouce gauche traîner devant l'embouchure du fusil de chasse à canons sciés, pulvérisant la scène de crime de son propre ADN. Le 20, il dort en prison. Meziane Belkacem est aussi un homme illettré originaire d'Algérie, incapable de rouerie. Il a avoué le pire : qu'importent ses oublis, voire ses mensonges, sur l'accessoire ? Debout dans le box, un micro à la main droite, dissimulant le plus souvent dans sa poche la gauche qui l'a trahi, il répond simplement aux questions dont il est assailli. L'assassin calamiteux au sourire désarmant représente un danger considérable pour ses deux coaccusés, Jean-Michel Bissonnet et Amaury d'Harcourt.

«Un an avant les faits, M. Bissonnet m'a demandé si je connaissais quelqu'un pour faire le travail - comprendre : le débarrasser d'un prétendu client à problème -, relate-t-il. En févrie

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