Birmanie : les Rohingyas fuyant le pays racontent les massacres

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Birmanie : les Rohingyas fuyant le pays racontent les massacres
Birmanie : les Rohingyas fuyant le pays racontent les massacres

Par milliers, les musulmans Rohingyas fuient la Birmanie boudhiste pour rejoindre le Bangladesh. Leurs récits rendent compte des violences inouïes que leur font subir les soldats birmans. Des actes s'apparentant à un «nettoyage ethnique», a estimé sur la BBC John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox's Bazar.

 

Selon les Nations unies, quelque 30 000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l'Etat d'Arakan, dans l'ouest de la Birmanie, où se concentrent les Rohingyas. John McKissick a indiqué que les soldats de l'armée birmane «tuaient des gens, leur tiraient dessus, massacraient des enfants, violaient des femmes, brûlaient et pillaient des maisons, obligeant ces gens à traverser la rivière» pour gagner le Bangladesh.

 

 

«Ils ont tué ma femme (...) enceinte de sept mois»

 

Le témoignage de Mohammad Ayaz, relatant jeudi comment les soldats avaient attaqué son village et tué sa femme enceinte, illustre le degré de souffrances vécues par les Rohingyas, considérés comme des étrangers par la Birmanie bien que certains y soient présents depuis plusieurs générations.

 

Berçant son garçonnet de deux ans, Mohammad raconte que les soldats ont tué au moins 300 personnes sur le marché de son village et violé en réunion des dizaines de femmes avant d'incendier environ 300 maisons, des commerces tenus par des musulmans, et la mosquée où il officiait comme imam.

 

«Ils ont tué par balles ma femme Jannatun Naim. Elle avait 25 ans et était enceinte de sept mois. Je me suis réfugié sur un canal avec mon fils de deux ans blessé par une crosse de fusil», a-t-il raconté à l'AFP. L'armée birmane a démenti avoir incendié des villages, accusant les Rohingyas d'avoir commis eux-mêmes ces actes.

 

Jannat Ara a, quant à elle, raconté qu'elle avait fui ...

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