Birmanie: les internautes à la recherche de la liberté en ligne

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Birmanie: les internautes à la recherche de la liberté en ligne
Birmanie: les internautes à la recherche de la liberté en ligne

Kam Khan Cin a mis quatre jours pour arriver à Rangoun depuis sa petite ville de montagne. Pour rien au monde il n'aurait raté le Forum sur la liberté sur internet, qui suscite bien des espoirs alors que le pays tourne le dos à la dictature."Je pense que nous obtiendrons ces droits un jour", a lancé l'étudiant ingénieur, qui a entrepris son voyage malgré la mousson qui ravageait les chemins de terre de l'Etat Chin, dans l'ouest du pays.La plupart des habitants de sa ville natale de Tedim ne peuvent s'offrir de téléphone portable, mais il y a trois cybercafés, et le jeune homme de 25 ans y passe autant de temps que possible même s'il faut souvent 15 minutes pour ouvrir une page."Je peux voir ce qui se passe ailleurs grâce à internet. Je me sens connecté au monde".Un demi-siècle de dictature militaire avait conduit la Birmanie à un isolement absolu du monde extérieur. Moins de 1% de la population d'un des pays les plus pauvres du monde a aujourd'hui accès à la Toile, et coupures d'électricité et connexions incroyablement lentes rendent l'expérience pénible pour les plus chanceux.Mais depuis la dissolution de la junte il y a deux ans, le gouvernement a entrepris des réformes spectaculaires."Le système a changé. Au lieu de donner des ordres, le gouvernement écoute la voix du peuple. Nous voulons savoir ce que nous pouvons faire pour créer la liberté sur internet que réclament les gens", a assuré samedi lors de ce forum le vice-ministre des Technologies de l'Information Thaung Tin.Le responsable a également esquissé la possibilité d'un accès au web rapide, bon marché et dans tout le pays, une hypothèse impensable sous l'ancien régime qui bloquait des sites comme celui de la BBC et punissait lourdement la dissidence en ligne.Google, Yahoo, Microsoft et Intel ont depuis tous entamé des discussions avec le gouvernement. Mais des obstacles demeurent."J'ai dit à Microsoft que nous voulions utiliser...

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