Birmanie-La constitution pas modifiée avant les élections-Mann

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RANGOUN, 19 novembre (Reuters) - La constitution de la Birmanie ne peut être modifiée avant les elections législatives prévues à la fin de l'année prochaine, a dit mercredi le chef de file du parlement, des déclarations qui compromettent les chances de voir l'opposante Aung San Suu Kyi devenir chef de l'Etat. Le président de la chambre basse Shwe Mann a également réaffirmé son intention de se porter candidat aux élections présidentielles, soulignant que des modifications à la Constitution, qui empêchent la lauréate du prix Nobel de se présenter, ne pourraient intervenir qu'après l'élection d'un nouveau parlement. "On ne peut se permettre, dans l'actuel cas de figure politique et administratif, de faire l'erreur de modifier la constitution aujourd'hui", a-t-il dit à des journalistes. Aung San Suu Kyi ne peut se présenter à l'élection présidentielle prévue l'an prochain dans son pays car ses deux fils sont de nationalité étrangère. Dirigée pendant près d'un demi-siècle par une junte militaire, ce qui lui a valu d'être longtemps isolée par la communauté internationale, la Birmanie est engagée depuis quatre ans dans un processus de démocratisation partielle qui semble aujourd'hui marquer le pas. Shwe Mann était le numéro trois de la junte avant qu'elle ne rétrocède une partie de son pouvoir en 2011. Les militaires détiennent un quart des sièges du parlement et un droit de veto sur toute modification de la constitution du pays. Vendredi, le président américain Barack Obama avait déclaré ne "pas comprendre" la disposition empêchant Aung San Suu Kyi de se porter candidate au scrutin présidentiel, tout en se disant, un jour plus tôt, confiant au sujet de l'évolution politique en Birmanie. ID:nL6N0T427K ID:nL6N0T33DT Shwe Mann a déclaré qu'un référendum sur une modification de la constitution pourrait être organisé en mai, tout en disant que les éventuels changements votés ne pourraient être que mis en oeuvre après l'élection d'un nouveau parlement. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'Aung San Suu Kyi, a estimé que Shwe Mann n'avait aucune légitimité pour décider du moment de la modification de la constitution. "(Cette décision) revient aux élus et au parlement. C'est dommage qu'il n'ait fourni aucune raison (...) nous aurions pu en débattre", a déclaré Nyan Win, porte-parole de la LND. (Aung Hla Tun, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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