Bionersis : RESULTATS 2010 ET PERSPECTIVES

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Communiqué

· Un EBITDA qui s’améliore de 0,8 millions € malgré des investissements importants dans des nouveaux projets.

· Multiplication par 3,7 des réserves des CER sur 10 ans enregistrées (11,9 millions) au cours de l’exercice 2010.

· Une forte dynamique d’augmentation de la production de CER au cours des prochaines années.

· Lancement de la valorisation énergétique de ces réserves (Phase II).

Paris , le 20 avril 2011 - Bionersis, acteur global du secteur des énergies renouvelables spécialisé dans la valorisation du biogaz de décharge, présente les principaux éléments de ses résultats consolidés pour l’exercice 2010. Conformément aux engagements pris auprès de l’AMF lors du transfert des titres de la société sur le compartiment E1 du marché NYSE-Alternext en juillet 2010 et bien que n’ayant pas atteint les seuils de consolidation légaux, le Groupe Bionersis établit et publie pour la première fois des comptes consolidés. Le Groupe a par ailleurs nommé au cours de l’exercice 2010 le cabinet Deloitte & Associés comme co-commissaire aux comptes.

Les procédures d’audit sur les comptes consolidés 2010 ont été effectuées. Le rapport de certification sera émis après finalisation des procédures requises pour les besoins du dépôt.

(en millions €)

2010

2009

Var. (%)

Produits d’exploitation

4,874

1,930

152,5%

Charges d’exploitation (1)

6,987

4,808

45,3%

EBITDA (excédent brut opérationnel) (2)

-2,113

-2,947

28,3%

EBIT (résultat opérationnel) (3)

-3,610

-3,325

8,6%

Résultat financier

0,338

0,268

26,1%

Impôts sur les sociétés

0,287

-0,170

ns

Résultat net - part des minoritaires

-0,252

-0,119

111,8%

Résultat net - part du Groupe

-2,845

-3,133

9,2%

(1) hors dotation aux amortissements et provisions

(2) Résultat net consolidé avant amortissements et provisions, résultat financier, résultat exceptionnel et impôt sur les sociétés

(3) Résultat net consolidé avant résultat financier, résultat exceptionnel et impôt sur les sociétés

Des produits d’exploitation en progression de 152,5% et des charges en hausse de 45,3%

Les produits d’exploitation du Groupe s’élèvent à 4,874 millions € contre 1,930 millions €, en progression de 152,5%. Dans le même temps, le total des charges d’exploitation a progressé de 45,3% à 6,987 millions €. Cette hausse correspond principalement aux charges liées au développement de l’activité en Asie du Sud-Est et en Amérique Latine où le Groupe a développé et mis en exploitation plusieurs nouveaux projets importants. Sur ces bases, l’EBITDA s’améliore sur la période de 0,834 millions € à -2,113 millions € (+28,3%).

Des éléments à caractère non récurrents impactent par ailleurs les comptes 2009 et 2010. Si l’on retraite l’ensemble des éléments 2009 et 2010, la croissance des produits d’exploitation ressort à 168,1% et celle des charges de 27,3%, ce qui illustre la politique de contrôle des coûts du Groupe malgré le fort développement des projets. Hors éléments non récurrents, l’EBITDA présente une variation positive de 1,373 millions € (+41,3%).

Une rentabilité masquée par les projets en démarrage / en cours de développement

Il convient de noter qu’à ce jour, le groupe subit un décalage de ses charges par rapport à ses produits compte tenu de la montée en puissance progressive de ses projets. Le montant des charges des projets, principalement fixes, augmentera moins vite que celui des produits générés par la croissance de la production des CER sur les projets du Groupe.

Ainsi, l’amélioration de l’EBITDA sur l’exercice 2010 ne reflète que partiellement la réalité économique du développement de la société. En effet, les sites de Kamphaeng Saen (Thaïlande), Bucaramanga (Colombie) et Nam Son (Vietnam) ont été lancé en fin d’année et ont généré des produits d’exploitation très limités, compte tenu de la date de lancement et de la montée progressive de la production de gaz (méthane). Plusieurs projets, parmi lesquels ceux de Nam Son (Vietnam) et de La Duquesa (République Dominicaine), dont l’exploitation a démarré à la fin du premier semestre 2010, font l’objet d’extensions régulières du réseau de captage de biogaz permettant une augmentation mécanique de la production. En revanche, l’exercice 2010, enregistre pleinement les charges de lancement de ces projets ainsi que des coûts d’exploitation en partie fixe. A titre indicatif, sur ces quatre sites entrés en exploitation en 2010, l’impact de la montée en puissance et d’une production en année pleine devrait être de l’ordre de 3 millions € toutes choses égales par ailleurs. Il faut également noter que cette augmentation prévisible sur 2011 ne correspond pas à la vitesse de croisière des sites dont la production devrait encore continuer à progresser significativement dans les années à venir. De plus, d’autres sites n’ont produit qu’une partie de l’année et constituent un vecteur mécanique de croissance supplémentaire des produits d’exploitation.

L’augmentation du nombre et de la taille des sites en exploitation (10 au 31 décembre 2010 contre 6 au 31 décembre 2009) se traduit en 2010 par une multiplication de 3,3 des dotations aux amortissements à 1,497 millions € et reflète l’importance des investissements réalisés en 2009 (5,111 millions €) et 2010 (8,349 millions €). Cette augmentation des dotations explique la faible amélioration du résultat net du groupe, à -2,845 millions € (en amélioration de 0,288 millions €).

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 2010

Evolution du portefeuille de projets MDP1: multiplication par 1,7 des réserves de CER sur 10 ans signées

Au cours de l’exercice 2010, le Groupe a remporté quatre nouveaux projets en Amérique Latine et en Asie et a procédé à l’acquisition d’un projet au Vietnam (Nam Son). L ‘évolution du portefeuille de projets MDP1 confirme la bonne dynamique de croissance du Groupe qui comptabilisait 17 projets au 31 décembre 2010, représentant des réserves estimées de près de 15 millions de crédits carbone2 sur les 10 prochaines années, en croissance de 70% par rapport au 31 décembre 2009.


1 Mécanisme de Développement Propre

2 Réserves estimées basées sur les volumes théoriques en tonnes équivalent CO2 qui pourraient être détruites par les projets, chaque tonne équivalentCO2 détruite donnant droit à 1 CER. Ces volumes, indiqués dans les Project Design Documents (PDD) déposés auprès de l’UNFCCC, sont estimés à partir d’une méthodologie contraignante établie par l’UNFCCC. En fonction de la performance du site, des variations entre les montants réellement traités et ceux enregistrés dans le PDD peuvent exister.

Enregistrement des projets MDP1 : Maintien de la position de leader sur le filière / multiplication par 3,7 des réserves de CER sur 10 ans enregistrées2

Au cours de l’exercice 2010, le Groupe a continué à enregistrer ses projets MDP1 auprès de l’UNFCCC en vue d’obtenir les CER correspondants aux volumes de méthane détruit. S’appuyant sur une équipe interne de spécialistes, le Groupe a maintenu sa position de leader de la filière en enregistrant six projets (4 en Colombie, 1 en République Dominicaine et 1 au Vietnam), soit 24% des projets CDM de biogaz de décharges enregistrés par l’UNFCCC sur la période. Au 31 décembre 2010, 13 projets du portefeuille sur 17 sont enregistrés, les 4 autres étant en cours d’enregistrement. Sur l’ensemble de l’exercice 2010, le Groupe a ainsi augmenté de 271% ses réserves estimées en CER à 10 ans2 sur son portefeuille de projets enregistrés par l’UNFCCC. Celles-ci s’établissaient à 11,9 millions de crédits carbone[1] au 31 décembre 2010 contre 3,2 millions au 31 décembre 2009.

Production de CER : multiplication par 2,6 de la production / Montée en puissance des projets en cours

Le volume de CER produits au cours de l’exercice 2010 s’élève à 167 767 CER contre 64 867 CER produits au cours de l’exercice 2009, soit une progression de 159 %. L’augmentation est dû à la montée en puissance continue des projets historiques du Groupe ainsi qu’à la mise en exploitation de quatre nouveaux projets : Kamphaeng Saen (Thaïlande), la Duquesa (République Dominicaine), Bucaramanga (Colombie) et Nam Son (Vietnam). La production totale de 2010 ne reflète cependant pas la capacité annuelle du portefeuille installé au 31 décembre 2010, les nouveaux projets étant toujours en phase de montée en puissance à cette date et le démarrage de trois d’entre eux n’étant intervenu qu’au cours du second semestre de l’année.

Financements

Bionersis a procédé en 2010 à plusieurs opérations de financement :

· Augmentation de capital (24.03.2010) : 2,9 millions d'euros par une augmentation de capital (sursouscrite plus de cinq fois autorisant la société à exercer une clause d’extension de 15%).

· Emission obligataire (OBSA, juillet et novembre 2010) : 7,044 millions d’euros de montant brut.

· Transfert du marché libre vers NYSE-Alternext (le 8.03.2010) / Transfert des actions Bionersis sur le groupe de cotation E1 (sociétés ayant fait une offre au public) du marché NYSE-Alternext (2.07.2010)

Structure financière

Suite à ces opérations, et compte tenu des 8,349 millions € investis au cours de la période, l’endettement net du Groupe s’établit à 3,495 millions € (emprunts et dettes financière de 7,758 millions € / disponibilités de 4,263 millions €). Le niveau d’endettement net reste faible (gearing3 de 49,15%) au regard de l’activité du groupe et des investissements cumulés réalisés au cours des trois dernières années, s’établissant à 19,3 millions € (valeur brute).


3Endettement net / capitaux propres part du groupe

PERSPECTIVES

Fort de ces éléments, pour 2011 les axes de développement du groupe sont les suivants :

Montée en puissance et optimisation de la production

La montée en puissance continuelle des capacités de production s’est matérialisée par une multiplication par 3 de la production de CER au cours du premier trimestre 2011 par rapport au premier trimestre 2010, tendance qui devrait se confirmer sur l’ensemble de l’exercice. Plusieurs projets en portefeuille sont par ailleurs actuellement en cours d’enregistrement et/ou de construction et devraient démarrer leur activité au cours de l’exercice 2011.

Fort de 17 projets en portefeuille dont 10 en production au 31 décembre 2010, Le Groupe met en place depuis le début de l’année 2011 une politique de renforcement et de diffusion de ses compétences techniques internes en vue d’optimiser la production de ses sites et d’assurer le déploiement de la phase 2. Dans cette optique, le Groupe a recruté en janvier 2010 un nouvel expert en traitement et valorisation des déchets, Guy Aubertin, nommé Directeur du développement industriel. Ce dernier a également pris la tête de l'ensemble des activités du Groupe en Amérique Latine (Cf. communiqué du 6 avril 2010).

Poursuite du développement du gisement de biogaz

Le groupe va continuer sa stratégie d’étude de nombreux projets en se focalisant sur des opérations de taille plus importantes qui offrent une meilleure rentabilité. Actuellement Bionersis étudie une cinquantaine de projets (création ou reprise comme Hanoi) représentant un gisement potentiel de 50 millions de CER (les réserves actuels du groupe sont de 15 millions de CER sur 10 ans2), ce qui devrait permettre une forte croissance des réserves du groupe.

Maximisation de la valorisation du méthane : lancement de la phase II

Au-delà de l’obtention de CER par la destruction du méthane, la deuxième étape complémentaire de valorisation du biogaz est la production d’électricité et de chaleur (Phase II). A ce jour, le gisement de méthane des projets enregistrés du Groupe pourrait permettre l’installation d’une capacité totale de production supérieure à 30 MW. 2011 devrait marquer le début du développement de cette Phase II avec l’objectif au cours des prochaines années d’installer au moins 20 MW sur les projets enregistrés à ce jour.

Ce développement présente les avantages suivants :

· Forte visibilité des revenus ;

· Risque faible (maitrise de la ressource biogaz grâce à la bonne connaissance des sites) ;

· Un TRI élevé, en effet, les investissements par MW sont comparables en montant à ceux de l’éolien, en revanche la production d’électricité est en moyenne plus de 3 fois supérieure et indépendante des aléas climatiques et peut en revanche être maximisée en fonction des pics de demande. Compte tenu de cette forte production d’électricité, sur la base d’un leverage à 70%, le cash flow généré par le projet financerait les capitaux propres immobilisés en 1 à 3 ans selon les zones et les prix de rachat locaux ;

· Diversification des revenus et diminution de l’exposition du Groupe aux marchés du carbone.

Développement du service

La forte expertise du Groupe qui permet au groupe d’avoir un délai d’enregistrement UNFCCC de 12 mois avec un taux de réussite de 100% contre 18/24 mois pour la norme du secteur pour ceux qui réussissent, constitue un savoir-faire qui intéresse de nombreux partenaires. Pour rappel, cette valeur ajoutée a conduit Bionersis, devant les nombreuses demandes de collaborations, a créer au cours de 2010 une division Carbon Advisory & Services (cf. Communiqué du 12 octobre 2010). Avec la création de cette division, Bionersis entend leverager son expertise carbone sur de nombreux projets sans mobiliser de fonds propres. Le mode de rémunération de cette activité pourra intégrer en complément d’une rémunération fixe un pourcentage de la production de crédit carbone sur tout ou partie de la durée de vie des projets contractés, ceci permettant une bonne visibilité du chiffre d’affaires. De plus, la diversité des projets et leur localisation contribueront, par ailleurs, à une meilleure répartition des risques pour le groupe.

CREDIT CARBONE : UN MARCHE PORTEUR

Le marché carbone européen (EU ETS) devrait connaître au cours des prochaines années une modification structurelle de son offre et de sa demande, principalement pour les raisons suivantes :

· Restriction sur les quotas : à partir de 2013, les volumes de quotas disponibles pour les industriels européens vont progressivement diminuer et les quotas, actuellement distribués gratuitement, vont être progressivement mis aux enchères jusqu’en 2020. A ce jour ces quotas représentent près de 80% des besoins de crédit carbone utilisés par les énergéticiens européens.

Vers une fin de l’éligibilité de certains types de projets MDP : certains projets MDP, notamment ceux liés à la destruction de gaz industriels, ne seront plus éligibles sur le marché européen à partir de 2013, or ces projets représentent aujourd’hui près de 50% de la production actuelle de CER.

· Vers une augmentation de la consommation d’énergies carbonées : Les craintes récentes induites par la catastrophe de Fukushima vont réduire ou décaler les projets nucléaires, et augmenter le poids des énergies carbonées par rapport aux plans initiaux et donc la demande en crédits carbone.

Sur ces bases, les analystes spécialisés anticipent une sensible appréciation du prix du crédit carbone au cours des prochaines années. Rappelons qu’une augmentation de la valeur de marché du crédit carbone d’1 euro pourrait se traduire, à partir de 2012 par un impact positif sur l’EBITDA de plus d’un million d’euros. Notons que le cours du crédit carbone est passé de 11,85 € au 31 décembre 2010 à 13,15 € eu 31 mars 2011.

Bionersis est un acteur global du secteur des énergies renouvelables spécialisé dans la valorisation du biogaz de décharge. Bionersis dispose d’une forte capacité de production de crédits carbone (CERs) grâce à ses unités de captage et de destruction du méthane issu des décharges. Le modèle innovant de Bionersis est particulièrement adapté aux pays d’Amérique Latine et d’Asie et contribue à la lutte contre le réchauffement climatique. www.bionersis.com

BIONERSIS est cotée au Alternext depuis le 8 mars 2010 (FR0010294462 – ALBRS)


RELATIONS PRESSE

Agence I2D Paris - Nicolas Gourgues

Tél. : +33 (0)1 42 28 28 50

ng@i2d-paris.com

BIONERSIS

Nicolas Heuzé

nicolas.heuze@bionersis.com


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