Bioéthique: «La loi ne doit pas suivre les sondages d'opinion» 

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INTERVIEW - René Frydman, «père» du premier bébé-éprouvette français, estime qu'en matière de bioéthique, il faut réfléchir thème par thème et ne pas se laisser emporter par «les mouvements compassionnels».

LE FIGARO. - Les questions de bioéthique suscitent toujours des débats passionnés, mais la législation évolue finalement assez peu. La France est-elle un pays conservateur?

René Frydman. - La France a choisi d'encadrer des pratiques qui pourraient s'avérer préoccupantes en se laissant guider par deux grands principes: l'interdiction de commercialisation du corps humain et de l'utilisation de l'autre à son profit. Soyons clairs: c'est très positif! Les règles sont fixées sur la base d'une réflexion collective. En réalité, la France n'est ni progressiste, ni réactionnaire. Dans le domaine de la bioéthique, on ne peut pas tout autoriser ou tout interdire. Il faut donc réfléchir thème par thème, même si cela donne parfois l'impression d'un manque de cohérence. Le seul repère est celui de la liberté individuelle, tant qu'elle n'empiète pas sur celle des autres.

Le débat existe au sein même des partis politiques… Le consensus est-il impossible?

Cela a toujours

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