Binationaux : deux salles, deux ambiances

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Binationaux : deux salles, deux ambiances
Binationaux : deux salles, deux ambiances

Benzia avec l'Algérie, Boufal avec le Maroc. Ces dernières semaines, de nouveaux joueurs formés en France ont décidé de porter les couleurs de leur pays d'origine. Pas de quoi s'alarmer non plus.

" Tous les bons joueurs, de quelque nationalité qu'ils soient, sont une richesse pour le football. " Ancien international français, désormais célèbre pour ses académies en Afrique et en Asie, Jean-Marc Guillou, d'entrée, ne prend pas de détours. " Il faut respecter le choix d'un joueur de jouer pour une équipe nationale quand ce choix s'offre à lui ". Car l'ancien milieu de terrain de l'équipe de France ne se leurre pas : ceux qui tournent le dos aux Bleus le font dans la plupart des cas sans gaieté de cœur mais par nécessité.

L'élite en équipe de France ?


" Sportivement, un joueur privilégie l'option la plus intéressante pour sa carrière, et l'équipe de France représente ce qu'il y a de mieux au même titre que d'autres grands pays de foot. C'est une sélection qui peut remporter des titres majeurs " note Jimmy Adjovi-Boco, ancien défenseur de Lens et international béninois. Et donc si un joueur a le potentiel pour y évoluer, il privilégiera le plus souvent la tunique bleue car selon Jean-Marc Guillou, " un joueur choisit l'équipe avec laquelle il a le plus de chances de jouer. " Ce qui sous-tend que Sofiane Boufal s'est estimé plus utile pour les Lions de l'Atlas que pour les Bleus, quand dans le cas de Yassine Benzia, la question d'une opportunité future en équipe de France semble à ce jour improbable. " De manière générale, c'est vrai que les meilleurs joueurs privilégient l'équipe de France, mais ce n'est pas absolu " tempère Claude Dusseau, ancien formateur de l'INF Clairefontaine, dont l'argument peut être appuyé par l'exemple de Nabil Fékir. " Il y a sûrement une part d'opportunisme, mais cela reste quand même un choix sentimental. " Un choix du cœur qui porte régulièrement préjudice à la France du football ou au contraire lui offre un rayonnement nouveau ?

Jimmy Adjovi-Boco : " Basile Boli voulait me découper "

Jean-Marc Guillou : "Ils sont de facto des ambassadeurs de la formation française "


" Les formateurs français auront toujours du mal à voir les choses comme ça, assure l'ancien éducateur. On préfère former des joueurs pour les…





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