Billard, chèvres, lacrymo... C'est la chienlit à l'OM !

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C’est la chienlit à tous les étages du club. Dans ce contexte explosif, comment s’étonner des débordements d’un public écœuré et privé de plaisir depuis 212 jours dans son enceinte fétiche ?

A force de chuter, l’OM finira bien un jour par toucher le fond. Et la seule question désormais est de savoir quand cela arrivera. Après la débâcle face à Rennes le 18 mars, il semblait pourtant assez difficile de tomber plus bas. Mais entre la grotesque réunion organisée à Zurich lundi dernier et la soirée cataclysmique de dimanche, le club phocéen a encore repoussé les limites d’une farce qui ne fait plus rire personne.Les supporters marseillais ont pourtant bien essayé de jouer la carte de l’humour pour faire passer leurs messages. Un défilé des chèvres sur fond de musique de Benny Hill et voilà une image qui fait évidemment le tour des réseaux sociaux. Mais à part ce moment sympathique et, avouons-le, franchement bon enfant, le Vélodrome a baigné dimanche soir dans un climat haineux et délétère.Des banderoles sexistes incitant l’actionnaire à reprendre son rôle de femme au foyer, des insultes continues visant Vincent Labrune, des CRS en bas des tribunes qui dissuadent les supporters d’envahir le terrain à coup de lacrymo, un rassemblement sur le parvis pour attendre la sortie d’un président qui ne s’est heureusement pas montré : l’OM a basculé dans une crise qui dépasse de très loin les seules contre-performances sportives.A vrai dire, c’est la chienlit à tous les étages du club. Sur le terrain, les joueurs ne répondent plus aux consignes inaudibles de leur entraîneur. Un Michel sans solution, ce qu’il a déjà reconnu à maintes reprises, et qui a visiblement abandonné toute ligne directrice dans l’attente de son départ cet été. En coulisses, certains avancent même que le successeur de Bielsa ferait tout pour être licencié afin de partir avec un gros chèque. On serait presque tenté d’y croire vu le merdier dans ses rangs.Le choix de Margarita Louis-Dreyfus de finir la saison avec lui restera comme l’un des mystères de la saison. Isolé de son vestiaire et de sa direction, l’Espagnol est désormais publiquement critiqué. La sortie devant les micros de Basile Boli dimanche soir n’est pas forcément très glorieuse, ni appropriée. Mais voilà ce qu’est l’OM aujourd’hui. Un club fissuré de toutes parts par une guerre des chefs et des batailles d’égos.Dans ce contexte explosif, comment s’étonner (sans les cautionner) des débordements d’un public écœuré, privé de plaisir depuis 212 jours dans son enceinte fétiche ? « Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur », a écrit William Shakespeare. Pour l’instant, il n’est question que d’aigreur entre les supporters et un président qui s’offre une partie de billard en attendant de pouvoir quitter le stade Vélodrome.La situation du président Labrune est plus que jamais intenable. A-t-il d’ailleurs seulement envie de continuer à s’exposer à cette grogne populaire ? Sa démission ne ferait évidemment pas remonter l’OM au classement mais elle donnerait au moins le sentiment d’un nouveau départ. Nouveau mais pas forcément meilleur dans l’attente de ce nouvel investisseur tant souhaité. Dans un tel contexte, il n’est pas prêt de débarquer !
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