Bilger : Montebourg s'aime-t-il trop ?

le
0
Le retour de Montebourg par voie de presse, un bel exemple d'égocentrisme inutile, estime Philippe Bilger.
Le retour de Montebourg par voie de presse, un bel exemple d'égocentrisme inutile, estime Philippe Bilger.

En plein congrès du PS à Poitiers ce week-end, Arnaud Montebourg est venu jouer les trouble-fête. L'ancien ministre et l'homme d'affaires Mathieu Pigasse ont attaqué très durement, dans une tribune au Journal du dimanche, le bilan de François Hollande et souhaitent une "coalition des pays européens" pour une stratégie de "baisse d'impôts en faveur des ménages" et de résorption du déficit "par la croissance mais non par l'austérité".

Rien de nouveau sous le soleil

La revanche du PS et du gouvernement est aujourd'hui rude pour le vice-président des magasins Habitat, figure de l'aile gauche du parti qui a quitté le gouvernement en août 2014. Son successeur à Bercy affirme ce mercredi :

"C'est le discours qu'on tient depuis 30 ans, qui consiste à dire quand les choses sont bien faites, nous nous le devons à nous (...), quand nous avons des problèmes, des contraintes, c'est l'affreux Bruxelles", a déclaré Emmanuel Macron, employant pour qualifier la tribune du Journal du dimanche la locution latine Nihil novi sub sole, c'est-à-dire "Rien de nouveau sous le soleil".

Pour le magistrat honoraire Philippe Bilger, qui a connu Arnaud Montebourg lors du procès de Christian Didier, reconnu en 1995 assassin de l'ancien chef de la police de Vichy René Bousquet, "l'ancien ministre a quitté la politique par la porte, mais il y revient sans cesse par la fenêtre. C'est en cela qu'il faut sans...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant