Bilbao : la malédiction de la saison d'après.

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Bilbao : la malédiction de la saison d'après.
Bilbao : la malédiction de la saison d'après.

Que ce soit Marcelo Bielsa ou Ernesto Valverde, les deux derniers entraîneurs de l'Athletic Bilbao connaissent le même problème : comment enchaîner une seconde bonne saison avec le fanion leones ? La réponse se fait toujours attendre.

« Dans les prochains jours, le club et moi-même décideront si je vais rester ou pas la saison prochaine à l'Athletic. ( ) Nous n'avons pas été à la hauteur de l'espoir généré, c'est une cicatrice, une blessure. Pour moi, c'est inadmissible de mobiliser tout un peuple, de décevoir tout un peuple sans être à la hauteur de l'espoir généré, car moi, personnellement, j'ai vraiment honte d'avoir déçu les supporters de l'Athletic. Car n'oubliez pas, les gars, que vous les avez déçus. » Ce discours est le dernier de la saison 2011-12 pour Marcelo Bielsa. Alors sous la guérite de l'Athletic Bilbao, il vient d'assister à la défaite des siens en finale de la Coupe du Roi contre Barcelone (3-0). Quelques jours auparavant, en finale de l'Europa League, même topo : une claque 3-0 contre l'Atlético de Madrid. Auteur d'un premier exercice plus que canon à la tête des Leones, l'Argentin avait donc vu juste : la déception qui le gagnait le 25 mai 2012 a contaminé tout le club pour sa seconde saison. Aujourd'hui, le mal semble revenir. Ernesto Valverde, après une première année magnifique, galère à panser les maux de l'Athletic.
Fatigue mentale, fatigue physique
Le parallèle entre les expériences passée et actuelle de Marcelo Bielsa et d'Ernesto Valverde à l'Athletic Bilbao est troublant de similitudes. Auteurs de premiers exercices exceptionnels, tant au niveau du jeu que des résultats, ils n'ont pas réussi à enclencher la seconde. Les facteurs explicatifs peuvent varier, la finalité reste la même. Pour l'actuel coach marseillais, celle la plus souvent avancée est la fatigue mentale. Dogmatique dans sa pensée et extrême dans ses méthodes, il a poussé à la révolte certains de ses cadres (Llorente en tête) de par une communication inexistante. L'illustration la plus révélatrice de ce climat nauséabond reste cette fameuse engueulade filmée avec le chef du chantier du centre d'entraînement. Pour Javier Clemente, trois fois coach des Leones, « ramener Bielsa à Bilbao a été une grande erreur » : « S'il était resté un an de plus, nous serions descendus. Nous ne sommes pas descendus la seconde année pour un cheveu. » Douzième à la fin de l'exercice 2012-2013, Marcelo Bielsa se sépare à l'amiable avec la direction basque, sans un merci ni un regard.

Son successeur, Ernesto Valverde, affiche le même niveau de compétence pour un caractère bien plus...



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