Bilan mitigé et incomplet pour la réforme du lycée de 2010

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Un professeur et des élèves, au lycée Charlemagne, le 15 juin à Paris.
Un professeur et des élèves, au lycée Charlemagne, le 15 juin à Paris.

Alors que tous les enseignements n’ont pas été tirés de la refonte intervenue il y a six ans, le chef de l’Etat a appelé à une nouvelle réforme du troisième maillon de la scolarité.

Faut-il réformer le lycée ? A huit mois de l’élection présidentielle, la question s’invite déjà dans une campagne qui n’a pas commencé. François Hollande a donné le ton en déclarant, le jour de la rentrée scolaire, que le lycée devait être « la prochaine étape de nos réformes ».

A l’évidence, c’est dans une prochaine mandature que se projette le chef de l’Etat, tant il est peu probable qu’un tel chantier soit engagé en fin de quinquennat. Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, a également présenté ses idées pour le lycée dans un ouvrage sur l’école, tout comme Terra Nova, le think tank de gauche, ou le SGEN-CFDT, un syndicat réputé « réformiste » de l’éducation nationale.

Mais pourquoi l’éventualité d’une refonte du troisième maillon de la scolarité s’invite-t-elle maintenant dans le débat ? Le lycée a connu sa dernière réforme en 2010, sous l’impulsion de Luc Chatel, ministre de l’éducation de Nicolas Sarkozy. Ce chantier, modeste, est venu remplacer le projet avorté de « lycée modulaire » de son prédécesseur, Xavier Darcos.

« Consultation » Faisant du primaire et du collège sa priorité, la gauche n’est pas revenue sur cette réforme toujours critiquée, se contentant d’y apporter quelques retouches : un allégement de certains programmes, le rétablissement de l’enseignement de l’histoire et de la géographie en terminale scientifique (S), de nouvelles options…

Des engagements avaient cependant été pris : le lycée est « coûteux » ; il connaît « trop d’échecs », ...

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