Bilan hebdomadaire : le CAC 40 sauve les 3700 points

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Du coté des mauvaises nouvelles, on notera la confusion politique qui règne en Italie suite aux élections législatives du week-end dernier. Le scénario noir qui a prévalu plusieurs mois en Grèce semble en effet vouloir se répéter de l'autre côté des Alpes. Le retour des craintes liées au fiscal cliff aux Etats-Unis, où 85 milliards de dollars de coupes automatiques dans les dépenses budgétaires vont prendre effet, ont également beaucoup fait parlé. L'absence d'accord entre Républicains et Démocrates sur ce point devrait nettement peser sur la croissance américaine au cours des prochains mois. Enfin, le chômage en zone euro a poursuivi son ascension pour atteindre un niveau jamais vu de 11,9% en janvier.

Néanmoins, tout n'est pas si noir pour les marchés. Le discours "ultra-accommodant" du patron de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, devant le Congrès a notamment été apprécié des opérateurs. La publication d'un indice ISM manufacturier à son plus haut niveau en un an et demi et le regain de confiance des consommateurs de part et d'autre de l'Atlantique ont également redonné du baume au coeur des investisseurs. Enfin, les résultats annuels de quelques grandes entreprises françaises ont aussi soutenu la tendance à l'image d'EADS, de Thales, d'Iliad, de Vivendi ou encore d'ADP.

ECO ET DEVISES

L'indice d'activité américaine ISM manufacturier pour le mois de février 2013 a atteint un niveau de 54,2, dépassant le consensus, après un niveau de 53,1 en janvier. L'indice traduit une accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière aux Etats-Unis. Le consensus était logé à 52,5. L'indice général de février ressort au meilleur niveau depuis juin 2011.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2013 ont reculé de 2,1% par rapport au mois précédent, affichant ainsi leur plus forte baisse depuis juillet 2011. Le consensus tablait sur une légère progression.

D'après le Département américain au commerce, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2013 se sont établies sur un rythme très nettement supérieur aux attentes, à 437.000 unités contre 381.000 de consensus, après un rythme de 378.000 révisé en forte hausse pour le mois de décembre 2012 (369.000 précédemment estimé). Ainsi, les ventes dans le neuf aux USA ont grimpé de 16% en janvier, pour atteindre leur meilleur niveau depuis quatre ans et demi.

L'indice de confiance des consommateurs américains publié par le Conference Board est ressorti à 69,6 pour le mois de février 2012, très largement supérieur au consensus de place (61), après un niveau de 58,4 pour la précédente lecture.

D'après la nouvelle estimation du gouvernement américain, le PIB des Etats-Unis pour le quatrième trimestre 2012 a progressé sur un rythme annualisé de seulement 0,1%, contre -0,1% précédemment estimé et +0,5% de consensus de place. Il s'agissait de la seconde estimation de ce PIB trimestriel. L'indice de prix rattaché au PIB a quant à lui augmenté au rythme de 0,9% hors alimentaire et énergie, contre +0,6% de consensus et +0,6% précédemment évalué.

L'indice manufacturier américain PMI de Chicago a atteint 56,8 en février 2013, contre un consensus de 54 et un niveau de 55,6 en janvier. L'indicateur traduit une légère accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région ce mois.

D'après le rapport gouvernemental, les commandes en biens durables aux États-Unis pour le mois de janvier 2013 ont rechuté de 5,2% en comparaison du mois antérieur, mais elles progressent de 1,9% hors transport, ce qui constitue la plus forte hausse depuis décembre 2011 d'après les données Bloomberg. Le consensus était logé à -4% en janvier, mais seulement +0,2% hors transport. La croissance des commandes nouvelles totales pour décembre a par ailleurs été revue à 3,7%, contre 4,6% précédemment

Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'est établi à 11,9% en janvier, en hausse par rapport au taux de 11,8% enregistré le mois précédent et supérieur aux 11,8% attendus par le consensus. Dans l'UE27, le taux de chômage était de 10,8%, en hausse par rapport au taux de 10,7% de décembre. Dans les deux zones, les taux ont augmenté de façon significative par rapport à janvier 2012, où ils se situaient respectivement à 10,8% et 10,1%, précise Eurostat.

Le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 1,8% en février, en baisse par rapport au mois de janvier, où il était de 2,0%, selon une estimation rapide publiée par Eurostat. Le consensus attendait un taux de 2%.

La confiance des ménages et des entreprises s'est à nouveau améliorée en février, annonce la Commission européenne. L'indice du sentiment économique progresse ainsi de 1,6 point à 91,1, poursuivant un redressement entamé en novembre 2012. Le consensus tablait sur un indice à 89,8.

Sur le marché des changes, 1 euro s'échange contre 1,298 dollar entre banques (-1,6% environ sur la semaine). Le WTI cède encore 2,5% à environ 91$ (échéance avril) à New York. L'once d'or s'affiche à 1.579$.

LES VALEURS

Thales flambe de 12,3% au-dessus des 30 Euros, les investisseurs saluant une publication qui marque le réveil du dossier au plus haut depuis 2 ans en bourse. Le groupe a en effet enregistré en 2012 un résultat opérationnel courant publié de 816 ME contre 678 ME en 2011 pour un chiffre d'affaires de 14,158 Milliards d'euros, en augmentation de 9%, en raison de l'incidence de la consolidation de DCNS en intégration proportionnelle à 35%. Hors cet impact, le chiffre d'affaires s'élève à 13,217 MdsE, en hausse de 1,5% et stable à taux de change constant. Le résultat net ajusté, part du Groupe, est en progression de +13%, à 585 ME, malgré la hausse sensible de la charge d'impôt ajustée, soit -243 ME (-176 ME en 2011). Le résultat net consolidé, part du Groupe, s'inscrit à 536 ME en 2012 (512 ME lors de l'exercice précédent). Le consensus tablait sur un résultat net de 512 ME pour des revenus de 13,945 MdsE. L'Ebit était attendu à 865 ME. Thales proposera par ailleurs à ses actionnaires la distribution d'un dividende de 0,88 Euros par action, en hausse de 13%.

Teleperformance bondit de 8,6%, soutenu par sa solide publication annuelle. Le spécialiste des centres d'appel a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires consolidé de 2.347,1 Millions d'euros, en progression de 10,4%. À périmètre et taux de change constants, la croissance s'établit à 7%, en accélération par rapport à la croissance enregistrée l'année précédente. L'Ebitda courant du groupe progresse de 14% pour atteindre 306 ME, représentant 13% des revenus contre 12,6% l'année précédente. L'Ebita courant atteint 213,9 ME contre 180,8 ME en 2011, soit une progression de 18%. L'Ebita courant rapporté au chiffre d'affaires s'élève à 9,1% contre 8,5% en 2011, dépassant ainsi l'objectif du groupe qui était la limite supérieure d'une marge comprise entre 8,5% et 9%. Le management anticipe sur l'exercice 2013 une progression de son chiffre d'affaires - à devises et périmètre constants - comprise entre 3% et 5%, ainsi que d'une amélioration de ses ratios de rentabilité avec comme objectif une marge d'EBITA courant comprise entre 9,3% et 9,5%.

EADS grimpe de 8,5% après avoir annoncé viser pour 2013 une "nouvelle amélioration de son bénéfice d'exploitation avant exceptionnels" rapportée à une croissance "modérée" de son chiffre d'affaires. Le groupe a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 56,48 MdsE, en hausse de 15%. Le bénéfice d'exploitation avant exceptionnels a augmenté de 68% à 3 Milliards d'euros en 2012 et EADS vise une nouvelle hausse à 3,5 MdsE en 2013. Le bénéfice net a progressé de 19% à 1,228 MdE. EADS va proposer un dividende de 0,60 euro par action au titre de 2012, contre 0,45 euro pour le compte de l'exercice 2011.

Bouygues (+7,6%) après avoir publié des performances opérationnelles reflétant "le bouleversement du marché des télécoms Mobile ainsi qu'un environnement économique plus difficile", selon les termes du groupe. Le résultat opérationnel courant s'établit ainsi à 1,29 MdE, en baisse de 29%. À 1,12 MdE, le résultat opérationnel chute de 40% et inclut 200 ME de charges non courantes consécutives aux plans d'adaptation chez Bouygues Telecom et TF1 et 34 millions d'euros de plus-values de cessions chez Bouygues Telecom. Le résultat net part du Groupe s'établit à 633 ME, en baisse de -41% (dont 345 ME liés à Bouygues Telecom). Pour 2013, la transformation de Bouygues Telecom aura pour objectif de permettre la stabilisation de l'EBITDA et l'amélioration du solde "EBITDA moins investissements"' dès 2013. 2012 devrait ainsi marquer "le point bas de la rentabilité" du groupe.

Veolia Environnement gagne 5,4%. Le groupe a achevé 2012 sur un chiffre d'affaires de 29,439 Milliards d'euros, en croissance de 1,5% sur une base comparable en matière de change et de périmètre par rapport à 2011, pour une "capacité d'autofinancement opérationnelle" de 2,723 MdsE, en retrait de -6,2% sur la même base. Le résultat opérationnel récurrent chute de 24,5% à 1,194 MdE, mais le bénéfice net part du groupe atteint 394 ME, contre une perte (retraitée) de -490 ME un an avant. Veolia a dégagé un cash-flow avant cessions financières nettes et dividendes de 89 ME sur l'année. Grâce aux cessions, il atteint 3,673 MdsE en données brutes. La dette financière nette est passée, en un an, de 14,73 à 11,28 MdsE. Le consensus de marché était positionné à 29,29 milliards d'euros de revenus, 2,68 MdsE de capacité d'autofinancement et 183 ME de bénéfice net. Le groupe de services collectifs va proposer un dividende de 0,70 euro au titre de 2012, payable en numéraire ou en actions. L'accent continuera à être mis cette année sur le désendettement, avec la poursuite du programme de recentrage, en particulier la dilution annoncée dans la co-entreprise Veolia Transdev.

Essilor grimpe de 5,1%. La croissance 2012 des ventes du groupe a atteint 19,1%, soit un revenu de 4,989 MdE, dont 8% sur une base comparable en matière de change et de périmètre. La "contribution des activités" ressort à 894 ME, en hausse de 19,5%, ce qui permet de maintenir la marge à 17,9%. Le résultat opérationnel s'apprécie de 21,8% à 832 ME et le bénéfice net part du groupe de 15,5% à 584 ME. La génération de cash-flow libre a été robuste à 597 ME (29%). Le leader mondial de l'optique ophtalmique propose un dividende de 0,88 euro, en légère hausse par rapport à celui versé précédemment (0,85 euro). Essilor entend continuer à profiter de la manne que représente son marché, puisque le management estime que sur les 4,2 milliards de personnes dans le monde ayant un défaut visuel, 2,5 milliards ne bénéficient toujours pas de correction.

Renault avance de 2,9%. Pas de changement de tendance pour le marché automobile français en ce début d'année. Après une chute de 13,3% du volume d'immatriculations l'an dernier (voitures particulières et utilitaires légers) et un mois de janvier 2013 en baisse de 14%, février a enregistré un recul de 12% (-7,6% à nombre de jours ouvrables comparables) en glissement annuel. 173.246 véhicules légers ont été immatriculés en février dont un peu moins de 30.000 utilitaires légers. Les constructeurs français affichent des performances commerciales en ligne avec l'évolution du marché sur ce mois de février. Renault enregistre un recul de 13% grâce à une progression de 30% pour sa marque Dacia. PSA connaît une baisse de 14% avec des résultats contrastés entre ses deux marques Peugeot (-8,5%) et Citroën (-20%). Rares sont les constructeurs étrangers à ne pas subir la baisse du marché automobile français en février. Toyota tire son épingle du jeu avec une progression de 12,5% et le groupe Hyundai parvient à rester en croissance (+5%). Chez les allemands, BMW résiste (-2,5%) ainsi que la marque Audi (-1%) au sein d'un groupe Volkswagen (-7,4%) pénalisé par ses marques Seat et Skoda.

Iliad gagne 2,1% après avoir dévoilé un chiffre d'affaires 2012 de 3,153 Milliards d'euros, soit 48,6% de plus qu'en 2011. Sur le seul 4ème trimestre, les revenus sont en hausse de 63,7% à 890 ME. Si le fixe progresse de 9,4% sur l'année, c'est évidemment le mobile qui fait exploser la croissance, avec un chiffre d'affaires de 843,9 millions d'euros en 2012. Côté abonnés, la société affiche 5,205 millions d'abonnés mobiles au 31 décembre 2012, et 5,364 millions d'abonnés haut débit. Comme le pensaient certains analystes, le nombre de clients mobiles devrait rapidement dépasser le total des abonnés fixes. Free Mobile détient ainsi près de 8% du marché mobile moins d'un an après son lancement.

Vivendi s'adjuge 1%. Le groupe a publié des revenus 2012 de 28,994 Milliards d'euros, en hausse de 0,6% (-0,7% à taux de change constant) par rapport à 2011. Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) est de 5,283 MdsE, en recul de 9,8% et de -10,7% à taux de change constant par rapport à 2011. Activision Blizzard (+138 ME), GVT (+92 ME) et Universal Music Group (+18 ME) ont enregistré d'excellentes performances, tout particulièrement au quatrième trimestre. Le résultat net ajusté est de 2,550 MdsE, en repli de 13,6%, en raison principalement de la baisse de l'EBITA de SFR. Avant impact des éléments non-récurrents, le résultat net ajusté s'élève à 2,86 MdsE, comparé à un objectif autour de 2,7 MdsE. Le résultat net, part du groupe ressort à 164 ME. Ce résultat est affecté par des éléments exceptionnels négatifs : la provision liée à Liberty Media Corporation, -945 ME, et la dépréciation relative à Canal+ France, -665 ME.

Ipsen (+0,7%) a annoncé viser pour 2013 une croissance de ses ventes de médecine de spécialité comprise entre 6% et 8%, tirée "par une croissance solide et continue en volume, dans un contexte de pression accrue sur les prix et d'approvisionnement incertain d'Increlex à ce jour". En revanche, Ipsen s'attend à une baisse d'une année sur l'autre de ses ventes de médecine générale comprise entre -8% et -6% avec une activité en France qui demeure sous pression. Ipsen compte atteindre une marge opérationnelle récurrente ajustée d'environ 16% de son chiffre d'affaires. Elle est ressortie à 16,1% en 2012, en baisse par rapport aux 17% de 2011.

A l'inverse, Archos chute de 23,3%. Le groupe estime que le ralentissement de l'activité constaté sur la fin du 1er semestre 2012 s'est poursuivi au cours du 2nd semestre. La marge brute réalisée sur le 2nd semestre a été fortement pénalisée, tandis que le niveau de charges opérationnelles courantes est resté globalement inchangé. Le résultat sera également impacté par les frais liés au plan de réorganisation lancé en novembre 2012. Enfin, la réduction importante constatée sur la durée de vie des produits nécessitera de passer un amortissement exceptionnel de la 'R&D' activée. Au total, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 49,8 ME au 4ème trimestre 2012, contre 65,2 ME au 4ème trimestre 2011 soit -23%. Le chiffre d'affaires cumulé sur l'année 2012 atteint donc 154,9 ME, en baisse de 10% par rapport à 2011.

Touax s'écroule de 12,6%, lourdement sanctionné après ses revenus annuels et le lancement d'un avertissement sur ses résultats 2012. Le groupe a vu son chiffre d'affaires consolidé progresser de 7% à 358 ME (+1% à devises et périmètre constants). L'EBITDA après distribution aux investisseurs du groupe est prévu (avant audit) en hausse de 7% proche de 62 ME en 2012, et le résultat net part du groupe autour de 9 ME en baisse par rapport à 2011 où il était de 13 ME. Touax prévoit par ailleurs une activité européenne "toujours faible" en 2013 et une amélioration à partir de 2014... Suite à cette publication décevante, Gilbert Dupont abaisse ses prévisions et dégrade le dossier à "accumuler". L'objectif de cours est également réduit de 24,9 à 21,7 euros.

CGG plonge de 10,2%, au plus bas depuis le mois de juin dernier, lourdement sanctionné après ses résultats annuels et des perspectives décevantes. Le groupe parapétrolier a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 3,41 Milliards de dollars, en croissance de 7%, pour un EBITDA de 1,01 Md$ (+22,6%) et un résultat opérationnel de 365 M$ (+78%), portant la marge à 11%. Le bénéfice net a atteint 123 M$ et le cash-flow 921 M$, dont 63 M$ pour le cash-flow libre. Ces chiffres s'entendent après retraitement des exceptionnels liés à l'acquisition de Fugro Geoscience. Le consensus de marché attendait notamment mieux en matière de résultat opérationnel, à 383 M$... Le carnet de commandes s'établit à 1,240 Md$ à fin décembre 2012, dont 1,080 Md$ dans les services et de 160 M$ chez Sercel. Pour 2013, CGG prévoit une hausse de 25% de son CA, (soit environ 4,26 Mds$) dans un contexte de stabilisation du marché des équipements après plusieurs années de croissance, en particulier dans les équipements terrestres, où il est dépendant du lancement d'équipes à grand nombre de traces. L'activité de services sismiques reste bien orientée. Cette prévision de croissance est inférieure aux attentes du consensus, note le CM-CIC.

Ipsos perd 9,4%, après des comptes 2012 que les analystes jugent globalement décevants. Gilbert Dupont a ramené son opinion de "acheter" à "accumuler", après ces performances inférieures à ses attentes. Le Résultat net ajusté, part du Groupe s'établit à 118,5 ME, en hausse de -2,7% par rapport à 2011. Le résultat net part du groupe s'établit à 74,1 ME, en baisse de -11,9% compte tenu du poids des coûts du plan de combinaison.

Arkema trébuche de 7,2%. Le chimiste a déçu les attentes de la place avec une publication mi-figue, mi-raisin. Si le dividende est en hausse, les marges ont reculé en 2012 et la visibilité sur l'année en cours est faible.

Areva plonge de 7,2% après avoir dévoilé ses résultats 2012. Sur la période, le géant du nucléaire enregistre un excédent brut d'exploitation (EBE) de 1,225 Milliard d'euros, en hausse de 13,1% pour un chiffre d'affaires consolidé de 9,342 MdsE, en hausse de 5,3% en données publiées et de 4,4% à p.c.c. Retraité des impacts liés à Siemens en 2011 et des cessions en 2012, l'EBE progresse de 10,8% à 1,007 MdE. Le cash-flow opérationnel libre avant impôts publié passe de -2,397 MdsE en 2011 à - 581 ME en 2012. Le résultat opérationnel publié s'élève à 118 ME en 2012 contre -1,866 MdE en 2011. Retraité des impacts liés à Siemens en 2011 et des cessions en 2012, il s'établit à - 100 ME en 2012, contre - 2,514 MdsE en 2011. Enfin, le résultat net part du groupe est négatif à hauteur de -99 ME contre -2,503 MdsE un an plus tôt. Le carnet de commandes total du groupe s'élève à 45,369 MdsE au 31 décembre 2012, stable sur un an.

Steria décroche de 6,8%, sanctionné après une publication jugée décevante par le marché. La SSII a enregistré en 2012 un Résultat Net part du Groupe de 35,6 ME, pour un chiffre d'affaires en hausse de 4,6% dont +2,4% en organique à 1,827 MdE. La marge opérationnelle du Groupe s`est établie à 117,4 ME correspondant à un taux de marge de 6,4%, soit au-dessus du plancher de 6% donné comme objectif lors de la publication des résultats semestriels 2012. Le repli du taux de marge par rapport à 2011 s`explique principalement par un contexte prix difficile et par une progression du niveau moyen des intercontrats dans un marché volatile. Le consensus tablait sur un profit de 45 ME pour des revenus de 1,855 MdE. Pour l`exercice 2013, le Groupe a pour objectif une croissance organique du chiffre d`affaires.

Seb (-3,8%). Le chiffre d'affaires du Groupe s'est établi en 2012 à 4,060 MdsE, en croissance de 2,4% à parités courantes et en repli de 0,9% à taux de change et périmètre constants. Après le record historique de 453 ME atteint en 2011, qui constituait une base exigeante, le Résultat Opérationnel d'Activité, à 415 ME, s'inscrit en baisse de 8% en 2012. Le résultat d'exploitation s'élève à 368 ME, en repli de 8% par rapport à 2011. Il s'entend après Intéressement et Participation, dont le montant (48 ME, contre 44 ME en 2011) intègre en particulier l'impact de l'augmentation du forfait social en France ainsi que l'abondement du Groupe à l'opération d'actionnariat salarié conduite à l'automne. Il inclut également les Autres Produits et Charges, quasiment sans incidence en 2012, contre une charge de 9 ME en 2011. Le consensus fourni par un analyste de la place tablait sur un résultat opérationnel de 360 ME (-10%), soit une marge de 8,9%.

GDF SUEZ se replie de 3,5%. Le groupe a fait progresser de 7% à 97 Milliards d'euros son chiffre d'affaires 2012, dont 5,8% en données organiques, pour un EBITDA qui s'est apprécié de 3% (+3,6% en organique) à 17,03 MdsE, et un bénéfice net de 1,6 MdE, qui pâtit de 2 MdsE de dépréciations. Sur une base récurrente, le bénéfice net aurait atteint 3,8 MdsE, soit une croissance de 11% par rapport à 2011. Le consensus visait 93,55 MdsE de revenus, 17,06 MdsE d'EBITDA et 3,62 milliards d'euros de bénéfice net. Côté bilan, la dette nette recule de 2 milliards d'euros à 43,9 MdsE, tandis que la liquidité du groupe ressort à 20,8 MdsE, dont 10,3 MdsE en trésorerie. Le cash-flow opérationnel s'est établi à 12,1 MdsE. La direction propose le versement d'un dividende de 1,50 Euro, stable.

Peugeot perd 2,9% avec sa filiale Faurecia (-0,7%). PSA a procédé jeudi à une émission obligataire d'un montant de 1 Milliard d'euros d'une maturité de 5 ans (mars 2018). Le groupe a dû consentir un rendement élevé puisque cette émission offre un coupon annuel de 7,375%.

France Telecom recule 2,9%. L'agence Standard & Poor's Ratings a placé la note crédit long terme ('A-') de l'opérateur sous surveillance avec implication négative suite à la publication des résultats annuels de l'opérateur.

Ingenico rend 0,3%. Sans intégrer l'impact de l'acquisition d'Ogone qui devrait être finalisée à la fin du premier trimestre, Ingenico prévoit pour 2013 une croissance de son chiffre d'affaires supérieure ou égale à 8% à données comparables et une marge d'EBITDA supérieure à 18,5%. En 2012, le résultat net est ressorti en forte progression à 97 ME contre 56 ME en 2011.


Finance plus, édité par lerevenu.com

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