Bière: l'automne doux a dopé la consommation

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La période septembre-novembre 2011, la deuxième la plus chaude depuis le début du 20e siècle, a favorisé la consommation de bière et de sodas des Français et déprimé celle de potages.

À elle seule, la température douce des mois de septembre à novembre 2011 a induit une hausse de 10,2 % de la consommation de bière des Français par rapport à la même période de l'an dernier. Pour les eaux plates, cet «effet météo» se chiffre à +5,6%, à +5,4% pour les eaux gazeuses et à +6,9% pour les sodas. Ces chiffres ne traduisent pas l'évolution totale de la consommation de ces produits mais l'impact de la météorologie sur les comportements, tel que calculé par Metnext, une filiale de Météo-France et de la Caisse des dépôts (CDC) spécialisée sur la «météosensibilité».

La température en France a été supérieure de 2,2°C aux normales de saison «ce qui place l'automne 2011 au deuxième rang le plus chaud depuis le début du 20e siècle», indique Metnext. Effet attendu, et mesuré par la petite équipe de statisticiens de la PME, sur cette période de trois mois, la consommation électrique a baissé de 7,3%, celle de gaz de 13%. En 2010 au contraire, des alertes précoces au froid avaient entraîné des pics de consommation dépassant 20% pour l'électricité et 41% pour le gaz, par rapport à l'année précédente.

Moins de potages

Si les Français ont bu plus de frais, Metnext a mesuré à l'inverse un «effet météo» de -10,5 % pour la consommation de potages, et de -7,6 % pour les produits utilisés pour faire du feu.

La petite société de quinze personnes compare des séries statistiques afin d'isoler l'effet de la météo d'autres facteurs tels que les prix par exemple sur les diverses activités étudiées. La société conseille aussi bien les producteurs d'électricité, EDF ou GDF Suez, que des industriels de l'agroalimentaire comme Danone. «Isoler l'effet météo permet d'éviter à nos clients de la distribution de faire des erreurs dans leurs prévisions en se basant sur des mois atypiques, comme le dernier mois d'avril exceptionnellement chaud ou le mois de juillet pluvieux», explique Pascal Bouquet, le directeur commercial. Selon Metnext, «30 % de notre économie est météo-sensible».

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