Bien vieillir : pour une consultation vers 60 ans

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INTERVIEW - Pour le Pr Claude Jeandel, gériatre et chef de service au CHU de Montpellier, auteur du rapport 2006 «Un programme pour la gériatrie», retarder la survenue de la dépendance est un défi que la société peut ­relever.

LE FIGARO.- Sur le plan collectif, que peut-on faire pour réduire la dépendance?

Pr Claude Jeandel.- Les déterminants de beaucoup de maladies futures apparaissent en milieu de vie. Le nouveau concept qu'il faudrait intégrer dans les raisonnements de santé publique, c'est qu'à défaut de traitement capable de guérir les maladies chroniques incapacitantes, on peut essayer d'en retarder l'expression, c'est-à-dire les symptômes. Ce qui génère d'ailleurs des économies. Le coût de la prévention est moins élevé que celui de la prise en charge des maladies installées. Cela implique une vision à long terme pour des politiques à qui on demande des résultats à court terme.

Prenons, l'exemple de la maladie d'Alzheimer, archétype de ces maladies invalidantes dont l'augmentation est inéluctable du simple fait du vieillissement de la population. On compte déjà 135.000 nouveaux malades chaque année en France. Or des modélisations américaines ont montré qu'à l'horizon 20

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