Bien comprendre la gestion flexible

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Bien comprendre la gestion flexible.
Bien comprendre la gestion flexible.

La gestion flexible est une méthode de gestion dans laquelle l’allocation entre les classes d’actifs (actions, obligations, devises…) est variable dans le temps pour s’adapter aux configurations de marché. Le but : pouvoir se prémunir des risques lorsque la conjoncture est défavorable.

Faire varier son exposition aux actions de 0% à 100% en fonction de ses convictions, revenir vers le marché obligataire ou monétaire en période de marchés troublés pour réduire les risques de pertes en capital : tel est un exemple classique de gestion flexible.

Sur le long terme, cette stratégie a pour but de lisser et a priori d’accroître les performances d’un fonds en faisant bénéficier les investisseurs du potentiel de croissance des marchés actions sur le long terme, tout en cherchant à diminuer le risque inhérent à ces marchés lors de certaines phases de court terme.

Par conséquent, la gestion flexible a pour objectif d’offrir des rendements dits « asymétriques », c’est-à-dire faiblement corrélés aux indices de performances classiques (CAC40, S&P 500 ou indices obligataires). C’est ce qui différencie ce type de stratégie de la gestion dite « long only », qui consiste notamment à rester toujours exposé aux actions, en faisant varier l’allocation entre des valeurs plutôt cycliques ou plutôt défensives en fonction de la conjoncture.

Les performances d’un fonds « flexible » reposent in fine sur une bonne compréhension du marché par le gérant, qui choisit les points d’entrée et de sortie des marchés en fonction de ses analyses et du timing de marché.

Quelques types de gestion flexible

La « flexibilité » peut par ailleurs varier d’un fonds à l’autre. Certains gérants choisiront en effet de ne jamais faire varier leur allocation en actions de 0% à 100%, mais plutôt de 30% à 70%. Même chose pour la partie obligataire : un fonds peut décider d’avoir au moins 20% d’obligataire quelle que soit la conjoncture, pour assurer au fonds une volatilité réduite. Toutes ces caractéristiques sont détaillées avec précisions dans le DICI (document d’information clé pour l’investisseur) de chaque fonds. Les principales caractéristiques à identifier sont les suivantes :

- Les fonds 100% flexibles (où l’allocation sur une classe d’actifs peut varier de 0 à 100%) se distinguent des fonds partiellement flexibles (allocation de 30 à 70% dans l’exemple précédent).

- Les fonds à dominante « actions » se distinguent des fonds à dominante « obligataire ». Les performances de ces derniers visent à être moins volatiles que pour les premiers. Dans la même idée, on distingue les fonds par choix géographiques : France, Etats-Unis ou monde entier par exemple.

- Les fonds se distinguent enfin par les classes d’actifs qui peuvent composer leurs fonds : en plus des actions et des obligations, les fonds flexibles peuvent être investis en OPCVM (risque généralement modéré) ou produits dérivés (risque élevé si utilisé afin de faire du levier).

De manière plus technique, les fonds flexibles se distinguent également par la façon dont les décisions d’allocation sont prises. On distingue notamment la gestion discrétionnaire (où le gérant choisit d’acheter et de vendre à partir de ses convictions) et la gestion modélisée (où l’allocation répond surtout à un algorithme mathématique).

Quels sont les éléments clés de la performance ?

Comme évoqué en introduction, la gestion flexible a pour but de s’adapter aux cycles boursiers. Pour un investisseur, il est important de bien comprendre le type de performances qui en résultera.

Le fonds, rarement investi à 100% en actions, aura tendance à sous-performer les marchés en phase haussière, mais résistera mieux en phase de baisse. Il en résulte un risque de perte en capital plus faible qu’avec un fonds « long only », mais aussi des perspectives de gains plus limitées. La volatilité d’un fonds flexible sera ainsi plus faible que celle des indices boursiers.

Ce profil de gestion n’est pas en lui-même créateur de valeur : en soi, le fait de diminuer la volatilité d’un fonds est seulement synonyme d’une stratégie moins risquée. Pour que la gestion soit aussi créatrice de valeur, le « timing » du gérant est primordial : c’est la bonne anticipation d’un mouvement de marché haussier ou baissier qui permettra au fonds, sur le long terme, de surperformer la moyenne, ce qui n’est pas forcément gagné d’avance.

Dans ce cadre, le « timing » ne fait pas tout : les performances d’un fonds flexible tiennent aussi compte, bien sûr, du bon « stock picking » du gérant, c’est-à-dire du choix de valeurs qu’il fera pour capter la hausse des marchés.

À lire également : Comment bien choisir un fonds flexible ?

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