Bielsa et les minots

le
0
Bielsa et les minots
Bielsa et les minots

Depuis le début de saison, Marcelo Bielsa s'est fait une spécialité de lancer dans le grand bain de purs produits de la formation marseillaise. Une nouveauté sur la Canebière, et peut-être le début d'une dynamique vertueuse selon trois anciens pensionnaires du club.

Baptiste Aloé, 20 ans, 112 minutes. Stéphane Sparagna, 19 ans, 58 minutes. Billel Omrani, 21 ans, 3 minutes. Jérémie Porsan-Clémente, 17 ans, 16 minutes. Billel Boutobba, 16 ans, 6 minutes. Gaël Andonian, 19 ans, 10 minutes. Six joueurs formés au club ont été lancés ou relancés en Ligue 1 depuis le début de la saison. Si en temps de jeu cumulé, les chiffres n'ont pas de quoi impressionner à Rennes ou Lyon, ils représentent un changement important dans le quotidien marseillais. Depuis son arrivée, Marcelo Bielsa a décidé d'ouvrir la porte aux minots. Pour Jean-Philippe Sabo, sorti du centre de formation marseillais en 2005, l'entraîneur argentin n'a pas révolutionné le club, " Élie Baup avait lui aussi lancé quelques jeunes ", mais il a le mérite " de faire confiance à l'ensemble de son groupe, et de se baser sur ce qu'il voit à l'entraînement dans la semaine pour établir ses compositions d'équipe ". Ce qui n'était pas forcément le cas avant ?
La vie avant Bielsa
Benjamin Gavanon, formé lui aussi à Marseille et lancé en 1999, a son explication : " À Marseille, cela reste compliqué, car c'est un club qui joue le top 3 et a des ambitions. " Pour lui, dix ans auparavant, " c'était quasiment impossible de percer à moins d'être un phénomène comme Samir Nasri ". Et encore, pour le milieu de terrain d'Endoume, " même André Ayew a dû partir en prêt avant de se faire une place, et Nasri est le seul à avoir percé directement. Et là, on parle d'un joueur de niveau mondial, la preuve qu'à Marseille, il n'y a pas de demi-mesure. " Il faut dire que sous la présidence de Bernard Tapie, l'OM rime avec Coupe d'Europe. Peu de places pour les jeunes dans une équipe qui compose l'ossature de l'équipe de France et s'offre quelques stars du football mondial pour faire rêver la plèbe. Ludovic Asuar a beau avoir joué près de 40 matchs de Ligue 1 sous le maillot phocéen, il ne se voile pas la face : " Si le club n'était pas descendu en D2, je ne suis pas sûr que nous aurions eu notre chance avec les pros. " L'ancien milieu de terrain fait référence à l'affaire VA-OM, et la rétrogradation administrative de l'OM qui s'en est suivie en 1994. Un coup de massue pour le club, un coup de pouce pour ses jeunes.

Mais une fois revenu dans l'élite, Marseille n'a pas forcément maintenu ses nouvelles habitudes. Benjamin Gavanon : " Le problème était global. Il y avait un fossé entre...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant