Biélorussie : «Se taire pour rester en vie»

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Invitée par le Quai d'Orsay, la journaliste Natalia Radzina témoigne du sort désespérant des militants des droits de l'homme dans son pays.

Au c½ur de l'Europe, la Biélorussie est ce petit pays anachronique de 9 millions et demi d'habitants où il vaut mieux se taire pour rester en vie. La journaliste Natalia Radzina en a fait la cruelle expérience. Le 19 décembre 2010, alors qu'elle couvrait à Minsk les manifestations contre la réélection entachée de fraudes du président Alexandre Loukachenko, une armada de policiers et d'agents des forces spéciales l'ont tabassé sans relâche à coups de godillots avant de la traîner en prison avec quelque 700 autres contestataires. Natalia a passé un mois et demi en détention et n'a pas oublié «les hurlements de prisonniers torturés» qui parvenaient jusque dans sa cellule.

La journaliste n'a pas renoncé pour autant à parler. Elle est à Paris cette semaine, invitée par le ministère français des Affaires étrangères pour témoigner du sort désespérant des militants des droits de l'homme en Biélorussie. Libérée en janvier 2010 et placée en résidence sur

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