Bianchi, un destin foudroyé

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Bianchi, un destin foudroyé
Bianchi, un destin foudroyé

Avec la simplicité et l'humilité qui le caractérisaient, Jules Bianchi (25 ans) était en train de se faire une place dans les paddocks de F1. Talentueux et déterminé, ce Niçois issu d'une famille de fondus de sports auto gravissait tranquillement mais surement les échelons qui devaient le mener vers la gloire de la F1. Un destin brisé.

La passion de l’automobile, une tradition chez les Bianchi

Le décès de Jules Bianchi représente une tragédie de plus dans une famille animée par la fibre automobile. Car, dans la famille Bianchi (d’origine italienne), posséder un volant est synonyme de certitudes. De passage obligé. De destinée. Avant Jules, Mauro, son grand-père, et Lucien, son grand-oncle, ont également avalé des kilomètres de bitume au volant de machines de course. Lucien, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1968, allait trouver la mort l’année suivante, au volant de son Alfa Romeo alors qu’il disputait, une fois de plus, les essais de la plus célèbre course d’endurance. Fin (temporaire) de l’histoire pour la famille Bianchi. Jusqu’à ce que Philippe, le père de Jules, ne soit, de nouveau, touché par le virus et reprenne la direction d’un circuit de karting dans le Var, circuit sur lequel le futur pilote Marussia, âgé d’à peine trois ans et demi, allait faire ses premiers tours de roue.

Une carrière toute tracée...

Un peu plus de vingt ans plus tard, le minot, devenu jeune homme, prend place, pour la première fois, dans le baquet d’une F1 sur le circuit de Jerez (Espagne). Un rêve qui devient réalité pour le jeune Niçois, repéré par Ferrari et qui va signer, dans la foulée, un contrat à long terme avec l’écurie italienne. A 20 ans, Jules Bianchi devient le premier pilote de la toute nouvelle académie des jeunes talents de la Scuderia, qui le choyait. Sous la houlette de son manager, Nicolas Todt, le fils de Jean Todt (président de la Fédération Internationale de l'Automobile), le Français va progressivement gravir les échelons de la Formule Renault au GP2 en passant par la F3 Euro Series. Promu pilote d’essais de Ferrari en 2011, il est engagé chez Force India l’année d’après en qualité de troisième pilote. Son fantasme de devenir, un jour, pilote officiel devra néanmoins attendre. L’écurie indienne décide d’introniser… l’Allemand Adrian Sutil ! Son tour viendra en 2013. Marussia F1 Team, motorisée par Ferrari, décide de lui faire confiance alors que le Brésilien Luiz Razia faisait face au retrait de ses sponsors personnels. Et l’écurie anglo-russe ne s’y trompe pas. Le Niçois, qui termine 19eme du classement des pilotes au volant de l’une des moins bonnes voitures du plateau, est élu « Rookie of the Year » (meilleur débutant) par le célèbre magazine britannique Autosport. L’équipe russe décide donc de prolonger son contrat.

Il rêvait de Ferrari en 2015 ou 2016

Dans sa deuxième année en F1, en mai dernier à Monaco, le petit prodige français, parti de la 19eme place, passe la ligne en neuvième position et marque ses premiers points, qui sont aussi les premiers de l’histoire de son écurie. Depuis, celui qui rêvait avant son accident d’hériter d’un volant chez Ferrari en 2015 ou en 2016 en fonction des désirs de Kimi Räikkönen - et qui avait le talent pour y briller au côté, par exemple, de Vettel - a oscillé entre la 18eme et la 14eme place pour seulement deux abandons (Canada et Belgique) sur les huit Grands Prix qui ont précédé ce rendez-vous fatidique.

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