BFT Investment Managers privilégie toujours les valeurs exportatrices post-Brexit

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(AOF) - Fabrice Masson, Directeur de la Gestion Actions et Convertibles, BFT Investment Managers, analyse la suite des impacts du Brexit. Après l'onde de choc provoquée par l'annonce du vote britannique favorable à la sortie de l'Union européenne en juin, les marchés européens se sont bien repris, le Stoxx600 affichant une hausse de plus de 4% sur le troisième trimestre. Plusieurs éléments expliquent cette bonne performance, explique le directeur. Tout d'abord, les sociétés ont publié des résultats en ligne avec les attentes.

D'autre part, les banques centrales, attentives au développement de l'économie mondiale, ont maintenu leur politique monétaire accommodante. Enfin, le prix du pétrole s'est raffermi, soutenu par la décision de l'OPEP de réduire sa production.

"En revanche nous avons constaté des écarts de performances relativement importants selon les pays", souligne Fabrice Masson. L'Allemagne (DAX), l'Espagne (IBEX), le Royaume-Uni (FSTE) et la France (CAC) surperforment l'indice européen tandis que la Suisse (SMI) et l'Italie (MIB) ne progressent que marginalement. Par ailleurs, les secteurs cycliques (technologie, matières premières, automobile et construction) ainsi que les banques ont profité de la baisse de l'aversion au risque. Enfin, en termes de style, les valeurs avec une volatilité faible, au profil généralement défensif, ont subi des prises de bénéfices tandis qu'au niveau des devises, la livre sterling a poursuivi sa baisse contre l'euro (-5%).

Les analystes ont continué à revoir en baisse leurs prévisions de résultats au cours du trimestre mais dans une moindre ampleur (-1% pour le Stoxx600) avec tout de même une tendance positive qui se dessine en France et en Espagne. Au final, les bénéfices sont attendus en baisse de 4% en 2016 pour l'ensemble du marché européen (contre une prévision de +10% en début d'année) avant de potentiellement rebondir de 14% en 2017.

La multiplication des rendez-vous politiques pour 2016 et pour début 2017 (élections présidentielles aux États-Unis, référendum en Italie, activation de l'article 50 au Royaume-Uni), est cependant de nature à susciter l'attentisme des opérateurs de marché comme c'est le cas depuis quelques semaines. Il en va autrement pour la volatilité qui a connu plusieurs à-coups et qui affiche désormais une légère tendance haussière.

"Dans ce contexte en proie à l'incertitude politique croissante, il nous semble raisonnable de penser que la volatilité connaîtra de nouveaux pics à mesure que ces échéances électorales se rapprocheront", estime le directeur.

"Nous restons aussi prudents sur le marché britannique dans un contexte où le Premier ministre Theresa May a fait le choix de déclencher en mars 2017 l'article 50 qui permet au pays de se retirer de l'Union européenne. Tout durcissement des barrières autour du Royaume-Uni est un risque additionnel qui pèsera sur les perspectives de croissance du pays. Nous privilégions donc toujours les valeurs exportatrices profitant de la dépréciation de la livre au détriment des valeurs exposées à la consommation domestique. Par ailleurs, nous avons une exposition réduite sur le marché suisse dont la valorisation nous paraît élevée. Au sein de la zone euro, nous conservons notre vue positive sur la France et sur l'Allemagne", conclut Fabrice Masson.

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