BFT IM salue le rôle "d'amortisseur" des obligations convertibles

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(AOF) - Après avoir contribué à limiter la baisse des indices actions après la victoire du Brexit au Royaume-Uni, les obligations convertibles continuent d’avoir les faveurs des investisseurs. "Après un trou d’air lié à l’échéance anglaise, l’appétit pour la classe d’actifs est retrouvé si l’on se réfère à l’activité sur le marché primaire. Depuis début juillet, celui-ci a nettement repris de la vigueur avec 14 nouvelles émissions qui totalisent quasiment un montant de 3,6 milliards d'euros", observe Fabrice Masson, directeur de la gestion Actions et convertibles chez BFT Investment Managers.

Et, selon le gérant, "d'ici la fin d'année, les perspectives demeurent favorables car l'univers ne semble pas saturé (nous sommes sur le même rythme annualisé de nouvelles émissions que les années précédentes) et les valorisations de la classe d'actifs restent raisonnables en dépit de cet appétit retrouvé."

Si la convexité bien connue des obligations convertibles (participation à la hausse des actions supérieure à la participation à la baisse), Fabrice Masson pointe tout de même un risque crédit lié à cette classe d'actifs.

"La théorie nous dit qu'en cas de baisse des actions, la convertible converge vers son plancher obligataire. D'une part, ce plancher obligataire peut être fragile en cas d'écartement des spreads de crédit, en particulier sur le segment high yield, ce qui pousse à la prudence. D'autre part, la corrélation actions – crédit (baisse des actions combinée à un écartement des spreads de crédit, et inversement) peut être un facteur défavorable pour la valorisation de l'obligation convertible sous-jacente", explique-t-il. Conséquence de cette caractéristique, la sélectivité doit être de mise.

Fabrice Masson, directeur de la gestion Actions et convertibles chez BFT Investment Managers, souligne également que certaines obligations convertibles ont une valorisation élevée. "Dans ce contexte, nous préférons rester à l'écart de ces émissions dont le coût de la convexité nous paraît trop élevé, quitte à nous exposer à travers notre poche actions. C'est notamment le cas dans le secteur des services informatiques ou encore le secteur bancaire", précise le gérant.

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