Bézy : " On a la chance de tous se connaître "

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Bézy : " On a la chance de tous se connaître "
Bézy : " On a la chance de tous se connaître "

Sébastien Bézy devrait faire ses débuts internationaux en tant que titulaire face à l'Italie samedi. Le demi de mêlée du Stade Toulousain met en avant l'avantage de cette nouvelle jeunesse appelée en équipe de France.

Sébastien, comment se déroule ce stage avant le match contre l'Italie ?
Plutôt bien. On a eu un entraînement hier pour prendre quelques repères et préparer ce match contre l’Italie. Il y a eu les matchs de ce week-end, donc c’était basé sur la récupération. On n’a pas encore mis trop de rythme pour l’instant.

Est-ce facile de trouver ses marques dans ce XV de France ?
Forcément ! Il n’y a que des bons joueurs. C’est plutôt facile au niveau rugby de prendre ses marques et de mettre le jeu en place.

Que des bons joueurs et beaucoup de jeunes...
On est pas mal de jeunes. Tous les joueurs qui sont là ont montré qu’ils méritaient d’être-là afin de postuler pour le match face à l’Italie ce samedi.

Juste avant vous, Jonathan Danty a souligné le vent de fraîcheur apporté par les jeunes au groupe. L’équipe de France en avait-elle besoin ?
Je ne sais pas s’il y avait un besoin. C’est vrai qu’il y a pas mal de jeunes aussi. On a la chance de tous se connaître parce qu’on s’est croisé soit en sélection soit sur le terrain. On n’a pas de problème de communication. 

Concernant les plus expérimentés, les sentez-vous plus revanchards après la déconvenue en Coupe du monde ?
Je pense que le but de chaque joueur en équipe de France est de faire une bonne performance, de gagner des matchs. C’est ce qu’on veut faire face à l’Italie.

« Novès est un meneur d'hommes »

Vous connaissez les jeunes, mais aussi le grand patron, Guy Novès. Est-il plus exigeant avec vous ?
Non. Même s’il connaît les Toulousains, il est pareil avec chaque joueur. C’est un meneur d’hommes. Il ne va pas faire de différence entre les joueurs de Toulouse et le reste du groupe.

Jonathan Danty a dit avoir été impressionné, intimidé par Guy Novès. Vous l’avez déjà pratiqué, vous savez comment il est.
Les Toulousains sont plus habitués à son discours et de sa manière de faire. Il n’a pas changé depuis son départ de Toulouse.

Par rapport à ce côté intimidant, lorsque vous l’avez rencontré pour la première fois, aviez-vous eu ce même sentiment d’être intimidé ?
Oui bien sûr. Je suis arrivé très jeune à Toulouse. C’est un entraîneur qui a connu beaucoup de titres et de réussite au Stade Toulousain. Lorsque j’ai fait mes premiers entraînements, ça faisait bizarre de le côtoyer.

Le staff a-t-il accentué sur la manière de jouer ou sur le résultat ?
Ils nous ont surtout dit de ne pas se prendre la tête et de faire ce que l’on sait pour battre cette équipe d’Italie. Forcément, ça serait bien qu’il y ait la victoire. Nous, joueurs, on se concentre sur la victoire. On va essayer de donner le meilleur de nous-mêmes pour y arriver.

Le projet de jeu qui a été mis autour de la vitesse et du mouvement colle parfaitement à votre profil. Comment le vivez-vous ?
Ca convient également à Maxime Machenaud. Personnellement, j’aime bien quand ça joue beaucoup, quand il y a du rythme. Chaque joueur sélectionné dans ce groupe a, à mon sens, le profil pour évoluer dans ce style de jeu.

« Entre les jeunes et les anciens, il n'y a pas de différences »

France-Italie pour un premier match avec beaucoup de jeunes à intégrer, c’est le match idéal ?
C’est difficile à dire, parce que l’équipe d’Italie nous embête beaucoup. Ils sont très forts en conquête, dans les touches, les mêlées et les zones de rucks. On sait qu’ils ne vont pas se laisser faire.

Est-ce que vous avez déjà des premiers échos sur la possible composition d’équipe ?
C’est le début de semaine. On n’a aucune idée de qui va débuter le match et de qui va être remplaçant. On attend de voir le déroulement de la semaine pour en savoir un peu plus.

Ressentez-vous une attente particulière du staff et des cadres ?
Comme je l’ai dit, même s’il y a pas mal de jeunes, chacun a démontré qu’il pouvait être là en faisant des bonnes performances en club. Entre les anciens et les jeunes, il n’y a pas de grandes différences.

Pour s’installer en équipe de France à votre poste, il faut aussi être un très bon buteur. Avez-vous déjà travaillé cet aspect depuis que vous êtes arrivé à Marcoussis ?
Je m’entraîne comme en club. Je fais mes routines. Je pense qu’on est 5 ou 6 à pouvoir buter. Nous sommes tous des bons buteurs en club avec des bons taux de réussite. On ne s’est pas posé de questions sur qui allait buter face à l’Italie.

C’est le premier match au stade de France depuis les attentats du 13 novembre dernier. En avez-vous reparlé dans le groupe ?
Pour l’instant, non. C’était un moment assez difficile pendant cette période. Au Stade Toulousain, nous étions très marqués. C’est un moment spécial, mais il faut être grand et se concentrer sur le match contre l’Italie.

De nombreux joueurs sont issus de la formation francilienne... C’est un peu logique que vous repreniez les clés du camion, non ?
J’ai fait une dizaine d’années à Paris mais je connais de belles années à Toulouse où j’ai été bien accueilli. Ca fait plusieurs années qu’on se connaît, qu’on joue les uns contre les autres.

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