Bettencourt-Confirmation de peine requise contre Banier

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    BORDEAUX, 23 mai (Reuters) - Le ministère public a requis 
lundi la confirmation des peines infligées en première instance 
à François-Marie Banier et Martin d'Orgeval qui comparaissent 
avec deux autres condamnés pour des faits d'abus de faiblesse 
dont aurait été victime l'héritière de L'Oréal Liliane 
Bettencourt. 
     L'avocat général Pierre Nalbert a affirmé que ce procès 
devant la cour d'appel de Bordeaux, "c'est l'affaire Banier", 
qualifiant de "prédateur" le photographe et ami de la 
milliardaire, principal bénéficiaire entre 2006 et 2011 de près 
de 500 millions d'euros de dons et de libéralités alors qu'elle 
a été reconnue depuis en état de faiblesse durant cette période. 
    En première instance, François-Marie Banier avait été 
condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis, 
350.000 euros d'amende, au versement de 158 millions d'euros de 
dédommagements sur le plan civil, et à la confiscation d'un 
immeuble saisi durant la procédure. 
    Son compagnon Martin d'Orgeval avait été condamné à 18 mois 
de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende. Pierre Nalbert 
a estimé qu'il "n'ignore rien de la santé de Mme Bettencourt" 
mais a bénéficié de "la pluie d'or". 
    Concernant l'avocat Pascal Wilhelm, au bénéfice duquel le 
ministère public avait demandé la relaxe lors du premier procès 
mais qui avait finalement été condamné à 30 mois de prison dont 
un an avec sursis et 250.000 euros d'amende, il a demandé une 
peine d'amende dont il n'a pas fixé le montant. 
    Enfin, pour le notaire Patrice Bonduelle, condamné à une 
peine de prison avec sursis de 6 mois assortie d'une amende de 
80.000 euros, il a requis la relaxe. 
    A la suite de premier procès deux des quatre autres 
condamnés s'étaient désistés de leur appel : l'ancien 
gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de 
Maistre, condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis 
et 250.000 euros d'amende après avoir trouvé un accord 
transactionnel avec les parties civiles, et le notaire 
Jean-Michel Normand, quelques jours avant l'audience d'appel. 
    Un septième condamné, Carlos Cassina Vejarano, 
ex-gestionnaire de l'île des Bettencourt dans les Seychelles, 
avait fait appel mais il est décédé depuis. 
    Enfin, l'homme d'affaires Stéphane Courbit, condamné à 
250.000 euros d'amende, n'a pas fait appel après avoir conclu un 
accord avec la famille Bettencourt pour rembourser les 140 
millions d'euros investis par la milliardaire dans ses affaires. 
    Les avocats de la défense plaideront jusque dans le courant 
de la journée de mardi. Ensuite la cour devrait mettre sa 
décision en délibéré. 
 
 (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse) 
 
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