Besoins de recapitalisation évalués à 10 milliards en France

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PARIS (Reuters) - Les banques françaises devront se recapitaliser à hauteur d'environ 10 milliards d'euros, sans a priori recourir à des fonds publics, et l'Autorité de contrôle prudentiel pourra décider d'interdire bonus et dividendes si nécessaire, a déclaré mardi le gouvernement.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se réunissent à nouveau mercredi pour tenter de trouver une réponse à la crise dans la zone euro via une restructuration de la dette grecque, un renforcement des moyens du Fonds européen de stabilité financière et une recapitalisation des banques.

"S'agissant de la France, je peux indiquer que cette recapitalisation devrait être de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros", a dit le Premier ministre, François Fillon, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Les banques françaises doivent pouvoir se recapitaliser sans avoir besoin de demander l'aide des finances publiques", a-t-il ajouté, écartant l'éventualité d'un soutien de l'Etat comme en 2008.

Cette estimation des besoins des banques françaises pour parvenir à un ratio de 9% de fonds propres fin juin 2012 est globalement conforme au "moins d'une dizaine de milliards" évoqué lundi par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Le ministre des Finances, François Baroin, a précisé que les banques devraient utiliser leurs bénéfices pour renforcer leurs fonds propres.

Si l'Autorité de contrôle prudentiel décide qu'elles ont besoin pour cela de couper dividendes et bonus, elle pourra interdire ces derniers, a-t-on précisé au ministère des Finances.

La recapitalisation "se fera avec l'interdiction de distribuer des dividendes et des bonus, l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) sera en charge de surveiller tout cela", a déclaré François Baroin devant les députés.

Jean-Baptiste Vey, Julien Ponthus et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot

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  • PP4512 le mardi 25 oct 2011 à 17:56

    c'est une spoliation !je ne vois pas au nom de quoi ,dés lors qu'il n'est pas fait appel à des capitaux publics ,ont interdirait les dividendes .Comme ça les actionnaires qui sont souvent de simples epargnants subiraient la double peine :chute vertigineuse des cours et absence de remuneration !c'est une intervention intolerable de l'etat dans le secteur privé et si ce sont des hommes à sarko qui s'y livrent ,ça lui fera quelques voix en moins