Bertrand exhorte Hollande à venir à Calais "pour se rendre compte"

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    CALAIS, 25 janvier (Reuters) - Le président de la région du 
grand Nord, Xavier Bertrand, a exhorté lundi François Hollande à 
se déplacer en personne à Calais, avec ses ministres, pour 
comprendre la situation dans la ville, où la tension est forte 
en raison de la présence de milliers de migrants dans un 
bidonville. 
    "J'en appelle au président de la République pour qu'il 
vienne lui-même se rendre compte de la situation à Calais", 
a-t-il dit après une réunion avec la maire de la ville, Natacha 
Bouchart, et le directeur du port, Jean-Marc Puissesseau. 
    "Je vois l'exaspération qui monte et ce ne sont pas 
seulement des mots. Je redoute qu'à un moment ou à un autre on 
ait des affrontements", a-t-il ajouté. 
    Xavier Bertrand a également demandé l'organisation à Calais 
d'un conseil des ministres et d'un Conseil européen des chefs 
d'Etat et de gouvernement, tout en reformulant sa requête de 
l'envoi de l'armée pour éviter les violences. 
    "Le chef de l'Etat est chef des armées, je pense qu'il n'y a 
que l'armée pour venir sécuriser en plus les sites qu'on a 
besoin de sécuriser ici à Calais", a-t-il dit. 
    Sans attendre, il a annoncé que la région qu'il préside 
installerait une antenne à Calais avant la fin février. 
    Xavier Bertrand s'exprimait au lendemain d'un week-end de 
tension dans la ville entre habitants et migrants, dont quatre à 
six mille vivent dans un bidonville dans l'espoir de passer au 
Royaume-Uni par tous les moyens. 
    Samedi soir, des migrants et militants avaient réussi à 
pénétrer sur le port et pour certains à monter à bord d'un ferry 
avant d'en être délogés. Dimanche, environ 2.000 habitants, 
commerçants, élus se sont rassemblés pour demander à l'Etat "une 
solution pour Calais". 
    Des migrants et des militants devaient comparaître devant le 
tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer ce lundi après-midi, 
notamment pour avoir monté à bord du ferry. 
    "Il faut une réponse judiciaire beaucoup plus forte. Que 
ceux qui s'en prennent aux installations aujourd'hui comprennent 
bien qu'il n'y a pas d'impunité", a dit Xavier Bertrand. 
     
 
 (Pierre Savary, avec Juliet Carriat, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • R59 il y a 12 mois

    HONTEUX il n y a pas de solution // on n amène pas 5000 personnes et faire comme -ci rien n'était. Il faudrait faire une zone neutre dans leurs pays et envoyer les associations avec pour reconstruire les infrastructures détruites. Tout ce passerait là-bas et ça irait pour tout le monde.