Bertrand et Richert promettent de rassembler dans leurs régions

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XAVIER BERTRAND ET PHILIPPE RICHERT PROMETTENT DE RASSEMBLER DANS LEURS RÉGIONS
XAVIER BERTRAND ET PHILIPPE RICHERT PROMETTENT DE RASSEMBLER DANS LEURS RÉGIONS

LILLE/STRASBOURG (Reuters) - Xavier Bertrand et Philippe Richert, deux hommes de droite devenus lundi présidents des régions du Nord et du grand-Est grâce à l'appui en décembre des voix de la gauche face au Front national, ont promis de gouverner en rassembleurs.

Seul candidat en lice, Xavier Bertrand a été élu à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie au terme d’un scrutin boycotté par le FN dont la présidente, Marine Le Pen, s’est mise en retrait de la sphère régionale.

Il a été élu dès le premier tour par 116 voix, le nombre exact de conseillers régionaux Les Républicains et apparentés.

"J’ai pleinement conscience que toutes les forces politiques régionales ne sont pas représentées dans cet hémicycle", a-t-il déclaré dans son premier discours. "Je réunirai, ici-même, une fois par trimestre les parlementaires régionaux et les élus des grandes collectivités."

Marine Le Pen, dont les troupes n'ont pas participé à un vote selon elle biaisé par le retrait des socialistes, a dit qu'elle se battrait désormais pour la présidentielle de 2017.

"Je ne me bats pas pour un poste mais pour des idées, et le combat pour nos idées continue", a-t-elle expliqué.

Lors de l’élection de décembre, la liste socialiste, arrivée troisième avec 18,12% des voix, avait décidé de se retirer entre les deux tours pour "ne pas prendre le risque de voir la région basculer à l’extrême droite". Xavier Bertrand avait remporté le second tour avec 57,77% des suffrages devant Marine Le Pen.

En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Philippe Richert, qui doit aussi sa victoire au soutien du PS, même si les socialistes locaux s'étaient maintenus, a également promis d’être un président de rassemblement, à l’écoute des minorités.

ASSOCIATION SANS COMPROMISSION

Elu avec 102 voix contre 46 à Florian Philippot, chef de file du Front national, et 20 bulletins blancs et nuls, dont ceux des 19 élus de gauche, il a salué, dans son discours d’investiture, "ceux qui nous ont rejoint au nom de valeurs et de principes qu’ils ont choisi de placer au-dessus de tout".

"Cette confiance aujourd’hui m’oblige. Je serai le président du rassemblement", a affirmé l'élu Les Républicains, un centriste de cette formation, en proposant également à la gauche de "s’associer à la gouvernance régionale sans se compromettre".

Selon la presse régionale, ce pourrait être par le biais d’une présidence de la commission des finances.

Il a également confirmé son intention d’impliquer les minorités non représentées au sein du Conseil régional par le biais d’une "conférence" qui serait consultée sur les grandes orientations politiques. Cette initiative permettrait notamment d’offrir un espace politique aux Verts et aux autonomistes qui avaient dépassé les 10% des voix en Alsace.

Philippe Richert a ajouté qu’il proposerait de limiter les indemnités des conseillers régionaux et de leur président à un taux inférieur à celui prévu par la loi.

Sur les 13 nouvelles régions qui sont devenues effectives le 1er janvier 2016, la droite et le centre en dirigeront 7, Le PS et ses alliés 5, les régionalistes une (Corse).

Les présidents des régions dont les frontières n'ont pas été modifiées par le redécoupage décidé par la majorité socialiste - Jean-Yves Le Drian (PS) en Bretagne, François Bonneau (PS) en Centre-Val-de-Loire, Valérie Pécresse (LR) en Ile-de-France, Bruno Retailleau (LR) en Pays-de-la-Loire, Christian Estrosi (LR) en Provence-Alpes-Côte d'Azur et le régionaliste Gilles Simeoni en Corse - avaient été élus dès le 18 décembre.

Lundi, outre Philippe Richert et Xavier Bertrand, ont été élus Alain Rousset (PS) en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Laurent Wauquiez (LR) en Auvergne-Rhône-Alpes, Marie-Guite Dufay (PS) en Bourgogne-Franche-Comté, Carole Delga (PS) en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, et Hervé Morin (UDI) en Normandie.

(Pierre Savary et Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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  • CHANOMAR il y a 11 mois

    ils rendent la monnaie des accords de dessous de tables mais vraiment ne reflète pas les proportions de votes

  • M4958114 il y a 11 mois

    enfin des hommes intelligeant !