Bernard Thibault propose que Nadine Prigent lui succède à la CGT

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Bernard Thibault propose que Nadine Prigent lui succède à la CGT
Bernard Thibault propose que Nadine Prigent lui succède à la CGT

PARIS (Reuters) - Bernard Thibault a proposé vendredi Nadine Prigent pour lui succéder à la tête de la CGT en 2013 mais ce choix se heurte aux cadres favorables à Eric Aubin, le spécialiste des retraites de la centrale, a-t-on appris de source syndicale.

Le Comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT, prévu les 30 et 31 mai devra se prononcer avec le risque de tensions si l'option de Bernard Thibault n'était pas validée. La bataille pourrait durer jusqu'au congrès de Toulouse en 2013.

L'emblématique leader de la CGT, qui dirige la première centrale française depuis 1999, a annoncé son choix devant la commission exécutive, le "gouvernement" de la confédération.

Le "patron" de la CGT avait annoncé en janvier dernier sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat lors du prochain Congrès de Toulouse en mars 2013.

Un autre syndicat majeur, la CFDT, changera également de tête en 2014, date à laquelle François Chérèque laissera son siège, après douze années passées au poste de secrétaire général. Laurent Berger, 43 ans, semble devoir lui succéder.

La succession de Bernard Thibault s'annonce complexe car aucune personnalité n'a émergé d'une façon incontestée et plus qu'une opposition de ligne, la bataille se résume à un duel de personnalités.

Pour Bernard Thibault, Nadine Prigent, 54 ans, responsable de la fédération de la santé jusqu'en juin 2011, a l'avantage d'être une femme.

Le dirigeant souhaite en effet qu'une femme puisse diriger le syndicat après son départ. Mais une partie des cadres soulignent que cette ex-infirmière connaît mal le privé.

Son challenger, Eric Aubin, 49 ans, qui dirige la fédération de la construction et s'occupe du dossier retraites, se voit reprocher par les proches de Bernard Thibault d'avoir critiqué la direction actuelle.

Sa candidature a pris de l'ampleur ces derniers mois, la majorité des fédérations le soutenant, selon Le Monde.fr, pour qui les partisans d'Eric Aubin n'excluent pas de mettre le leader de la CGT en minorité devant le CCN.

Dans le cas contraire, la crise interne risque de durer jusqu'au congrès de mars 2013.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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  • LeRaleur le vendredi 25 mai 2012 à 14:35

    Elle n'a pas la tête d'un bon coup, pourtant.