Bernard Tapie : « S'ils n'ont pas la carrure pour Marseille... »

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Bernard Tapie : « S'ils n'ont pas la carrure pour Marseille... »
Bernard Tapie : « S'ils n'ont pas la carrure pour Marseille... »

Comme beaucoup, Bernard Tapie n'a pu que constater, vendredi soir, la débâcle de l'OM face à Rennes (2-5). Et s'il se désole de la situation dans laquelle le club s'est empêtré, l'ancien président olympien refuse pourtant d'accabler Vincent Labrune. Pour lui, la solution n'est pas dans l'affrontement. Mais où alors ? Bonne question.

Comment avez-vous vécu le fiasco de vendredi ?

BERNARD TAPIE. Comme tous ceux qui aiment l'OM, avec beaucoup de tristesse. Mais je n'ai pas ressenti de colère. La colère est un sentiment logique quand il y a de la mauvaise volonté, pas de désir collectif d'y arriver. Là, ce n'est pas le cas, tout le monde le veut, les dirigeants, l'entraîneur, et aussi les joueurs, même si j'ai vu des positionnements qui m'interpellent...

Les supporteurs, eux, étaient pourtant en colère...

Ce n'est pas la solution. Tout en comprenant leur lassitude, et en les félicitant pour leur assiduité, ce comportement n'aide personne. Sur le coup, ça libère. Ils en avaient peut-être besoin, mais il ne faut pas que la cocotte-minute explose. Personne n'est de mauvaise foi. On accable beaucoup les dirigeants actuels, mais je préfère laisser ces jugements hâtifs au café du commerce. Il y a du bon et du moins bon. Diarra, par exemple, ce n'était pas une connerie.

C'est l'une des seules réussites sportives de la saison...

Oui, il y a quelques cas que je n'ai pas bien compris. (Rires.) Mais comment expliquez-vous la différence entre ce qu'ont montré les joueurs de la 1re à la 15e minute de jeu et de la 16e à la 45e ? Vous ne pouvez pas accepter que je sois capable de courir le 100 m en 10'' et que je fasse 400 m en 1'30'', c'est le problème. Alors, s'ils n'ont pas la carrure pour Marseille, il ne faut pas venir. J'ai vu des mecs à la grande époque se chier dessus dès leur premier match. Je les ai retirés de l'équipe, c'était fini, voilà.

N'y a-t-il pas des erreurs de gestion, des mauvais choix ?

Madame ...

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