Bernard Tapie ne craint pas l'annulation de l'arbitrage Adidas

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BERNARD TAPIE NE CRAINT PAS L'ANNULATION DE L'ARBITRAGE ADIDAS
BERNARD TAPIE NE CRAINT PAS L'ANNULATION DE L'ARBITRAGE ADIDAS

PARIS (Reuters) - Bernard Tapie a déclaré dimanche ne pas craindre l'éventuelle annulation de l'arbitrage controversé dans l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais, affirmant que cela lui permettrait de relancer la procédure contre la banque et d'empocher "plusieurs milliards d'euros".

L'Etat a assigné l'homme d'affaires pour faute, au civil, dans le but de récupérer les 403 millions d'euros qui lui ont été octroyés en juillet 2008.

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Monde, Bernard Tapie a estimé que l'Etat risquait "plusieurs milliards" dans ce dossier.

"Le moment venu, ceux qui l'ont mené devront rendre des comptes si ça coûte plus cher à l'Etat", a-t-il dit.

Bernard Tapie a également annoncé avoir porté plainte contre l'ancien patron du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade, auquel il reproche d'avoir cherché à influencer Pierre Mazeaud, ancien président du tribunal arbitral.

Il a précisé qu'il poursuivait l'ancien banquier pour subornation de témoin; en juillet dernier, Pierre Mazeaud avait lui-même porté plainte contre Jean Peyrelevade pour menaces.

Bernard Tapie reproche à l'ex-président du Crédit lyonnais d'avoir envoyé un messager chez Pierre Mazeaud pour lui demander de se désolidariser de la décision d'arbitrage.

L'homme d'affaires a été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans le dossier de l'arbitrage controversé et une partie de ses biens ont été saisis.

Quatre autres personnes sont mises en examen dans cette affaire, où les enquêteurs soupçonnent un "simulacre d'arbitrage".

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a accepté l'arbitrage lorsqu'elle était ministre de l'Economie, a été placée fin mai sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République (CJR).

Elle a de nouveau été entendue en toute discrétion à la CJR fin janvier, a-t-on appris de source judiciaire.

Bernard Tapie a par ailleurs critiqué la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à propos de la polémique autour du procureur général de Paris que son cabinet passe pour avoir tenté d'évincer.

"Elle m'a surpris quand à l'Assemblée Nationale, elle a défendu l'indéfendable. Quand elle a défendu les gens de son cabinet qui avaient proposé au procureur général de la Cour d'appel de partir ailleurs. Je suis convaincu qu'elle n'est pas à l'origine de ça, mais elle aurait pu éviter de défendre ce qui a été fait", a-t-il dit.

Gérard Bon, édité par Marc Angrand

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  • M4426670 le dimanche 23 fév 2014 à 12:22

    Il a raison de se défendre contre une justice politique!

  • M3155433 le dimanche 23 fév 2014 à 12:12

    Panier de crabes maléfiques de la République...On se croirait dans des affaires politico financieres , de corruption , chantage et manipulation à la russe