Bernard Tapie dénonce les fantasmes sur un arbitrage "bidon"

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BERNARD TAPIE DÉNONCE LES FANTASMES SUR UN ARBITRAGE "BIDON"
BERNARD TAPIE DÉNONCE LES FANTASMES SUR UN ARBITRAGE "BIDON"

PARIS (Reuters) - L'homme d'affaires Bernard Tapie a fustigé jeudi les fantasmes entourant l'arbitrage rendu en 2008 en sa faveur dans le cadre du litige l'opposant au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a confirmé mercredi que le gouvernement envisageait un recours en nullité contre l'arbitrage à l'issue duquel Bernard Tapie a perçu 400 millions d'euros.

"Vous n'imaginez pas à quel point je suis inquiet", a ironisé Bernard Tapie sur Europe 1. "Lorsqu'un arbitrage est fait, il est fait dans des règles."

"S'il y a eu à l'intérieur de l'arbitrage quoi que ce soit de contestable, il y a longtemps que ça serait sorti, il y a longtemps qu'on le saurait", a-t-il ajouté.

"Un arbitrage, il faut que les trois arbitres soient trois voyous qui ont touché de l'argent pour faire un arbitrage bidon, le reste c'est du baratin", a-t-il ajouté. "On peut fantasmer comme ça pendant des plombes mais il n'y a rien de vrai là-dedans."

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde est arrivée jeudi matin à la Cour de justice de la République (CJR), où elle doit s'expliquer sur son rôle dans l'arbitrage.

"Le sort judiciaire de Mme Lagarde franchement ne m'intéresse pas du tout et ne me concerne pas du tout", a déclaré Bernard Tapie. "Mme Lagarde est dans le camp adverse, elle est ministre des Finances, représentante de l'Etat propriétaire de la banque, moi j'ai mon camp, elle a le sien."

L'ancienne ministre de l'Economie avait choisi en 2007 de solder par un arbitrage privé un litige judiciaire concernant la revente en 1993, par le Crédit Lyonnais, d'Adidas, contrôlé par Bernard Tapie, qui s'estimait floué par la banque.

Le tribunal arbitral avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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  • wanda6 le jeudi 23 mai 2013 à 12:12

    403 millions d'euros : ce n'est pas du bidon !