Bernard Mendy : "Mes centres au troisième poteau, je les travaille toujours"

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Bernard Mendy : "Mes centres au troisième poteau, je les travaille toujours"
Bernard Mendy : "Mes centres au troisième poteau, je les travaille toujours"

Revenu en décembre dernier de son éphémère aventure en Inde, Bernard Mendy s'est engagé récemment avec le club chypriote de l'AEL Limassol jusqu'au terme de la saison. Une fin de carrière sous le signe de la quiétude pour le défenseur français, après avoir souvent essuyé les critiques, parfois les railleries aussi. À trente-trois ans, l'ancien joueur du PSG a accepté de revenir sur son parcours, avec lucidité et une once d'humour. Entretien avec un homme qui répond aux questions de la même façon qu'il déboule dans son couloir droit : à toute allure.

La dernière fois que l'on t'a aperçu à la télévision, tu fondais en larmes après l'élimination de ton équipe de Chennaiyin en demi-finales des play-offs de l'Indian Super League C'est une aventure qui m'a marquée dans le bon sens. Je m'y suis investi personnellement. On a malheureusement connu une mésaventure à l'aller avec une défaite 3-0 contre Kerala Blasters, un non-match de notre part. Puis, au retour, on écrit le scénario idéal et on parvient à marquer trois buts, même si notre coach Materazzi rate un penalty au cours de la rencontre. On va jusqu'à la prolongation mais, malheureusement, on prend ce but qui nous tue. Donc, oui, forcément, après j'étais déçu C'était l'émotion. Je pensais qu'on pouvait aller au bout, on avait l'effectif pour. Tout le monde s'était bien investi.
Quels souvenirs gardes-tu de cette courte mais singulière expérience de trois mois ? J'en garde franchement que du bon. Même si, bien sûr, tout n'était pas parfait, notamment en ce qui concerne l'organisation. C'est en même temps logique puisque c'était la première vraie expérience de football pour ce pays qui est davantage porté sur le cricket, leur sport national. Mais les nouvelles générations indiennes commencent à regarder pas mal de matchs de foot anglais et étrangers. Les terrains n'étaient pas très bons, étant donné que c'était des terrains de cricket. Les propriétaires des clubs ont beaucoup investi pour avoir de meilleures pelouses mais bon C'était compliqué. Il y a aussi beaucoup de trajets. Pour aller à l'entraînement, par exemple, c'était long. Comme il faisait très chaud l'après-midi, on pouvait partir très tôt le matin pour revenir seulement en fin de journée. Les conditions n'étaient pas optimales.
Beaucoup ont critiqué la qualité du jeu durant la compétition. À quel niveau évalueras-tu le championnat indien ? La plupart des joueurs indiens n'ont pas évolué en Europe, mis à part Michael Chopra qui a joué en Angleterre. Avec la présence d'anciens joueurs qui ont connu les championnats européens, le niveau pouvait peut-être se rapprocher d'une D2. Après, la Ligue 2 est bien meilleure que le championnat indien, il n'y a pas photo. À propos du niveau technique, il y avait beaucoup de lacunes, tout comme dans le domaine tactique. On jouait tous les trois joueurs, il y a...


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